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Habitats du monde - Page 10

  • Recycler une maison de bois...

    Dans les Apuseni, les maisons traditionnelles présentent une structure en bois massif de type « poutres ». Cette structure « simple et brute » rend la maison traditionnelle roumaine facilement démontable. Il est ainsi courant d'acheter une maison sans le terrain, de la démonter, la déplacer, puis de la remonter sur un autre terrain. En apparence, rien de très complexe dans cette entreprise, toutefois, l'exemple du chantier de Cheia et le savoir du maître artisan, sont source d'apprentissages.

     

    maison bois.JPGSi les maisons traditionnelles en bois de Roumanie présentent des similitudes, on distingue dans chaque village les signes de leur singularité (maison du charpentier, maison du meunier, etc.) et de l'inventivité de leurs occupants (décoration et gravures sur les porches, les portails, etc.). L'éventail des matériaux utilisés permet également de laisser s'exprimer les savoir-faire et les techniques. Les espaces de vie, présentent généralement la même organisation, cependant la maison principale, l'organisation de la parcelle et le positionnement des bâtiments annexes (cuisine d'été, toilettes, bâtiment agricoles, etc.) entretiennent une étroite relation avec leur proche environnement (ensoleillement, vents et situation de la parcelle, etc.).

    A Cheia, la maison originelle était composée d'une pièce principale carrée, destinée à dormir, manger et cuisiner. Une entrée étroite permettait d'alimenter le feu pour fumer la viande à l'étage. La nouvelle maison devant répondre à sa vocation d'hébergement touristique, il a fallu repenser ses contours selon ces objectifs : utiliser principalement les matériaux de l'ancienne maison, respecter au maximum les méthodes traditionnelles pour la reconstruire et élargir les ouvertures pour plus de luminosité.

    Le sous-bassement de la maison a été réalisé en extrayant des pierres et du sable de la rivière voisine. Cette procédure réveilla les plus conservateurs des milieux naturels chez les volontaires... Faut-il préserver un éco-système ou des savoir-faire ? Un débat était lancé ! L'encastrement des poutres a suivi le principe traditionnel de type « tenon/mortaise »

  • tour du monde de l'ecohabitat lefilm

    Récit d’un voyage de dix-huit mois sur le thème de l’écohabitat, et de l’écoconstruction à la rencontre d’hommes et de femmes qui mettent en oeuvre des solutions concrètes à leur échelle,

    le film témoigne du parcours de deux géographes, dans une ambiance sonore de voyage et de chantiers. Il illustre par des expériences vécues sous d’autres latitudes les grands principes de la construction écologique, en présentant des matériaux simples, disponibles et faciles à utiliser, ainsi que des façons d’habiter différentes, à travers des projets et des réalisations concrètes.

  • construction d'une maison de bambou

    Maisons, échafaudages, palissades, cases, pilotis, ponts de singe, cloisons, artisanats, bijoux, verre, pipe à eau, médecine, balle à jouer, baguettes et jusque dans l'assiette... dans toute l'Asie, le bambou est l'expression de la créativité et permet d'exprimer différemment les richesses de sa culture.

    Dans les constructions contemporaines asiatiques, le bambou est concurrencé par des matériaux au rapport durabilité/prix intéressant (taules ondulées par exemple), de fait leur utilisation décroît. Cependant, on le retrouve toujours à la ville comme à la campagne intégré aux constructions, ne serait-ce qu'en décoration.

    Au Laos, le bambou est toujours omniprésent comme matériau de construction. On le retrouve dans tous les villages et il n'est pas rare de voir des villages entièrement édifiés en bambou. Contrairement à leurs voisins, les Laos persistent à construire avec ce matériau. Est-ce là une simple cause économique ou un profond ancrage culturel ?

    Un Lao, habitant à proximité du village de Ban Van Mone raconte que traditionnellement en l'absence d'écriture, on apprenait à tisser le tissu comme à tresser le bambou, en chanson. Le rythme permettait, en l'absence de chiffres et de calculs, de reproduire les motifs et les techniques....

     

    Éléments d'architecture traditionnelle en bambou

    La première étape avant de construire une maison en bambou consiste à repérer des bambous âgés de 2 à 3 ans. Leur coupe aura lieu, à la nouvelle lune, lorsque la sève est au plus bas. Les Laos distinguent différentes sortes de bambou et les nomment en fonction de leurs usages et de leur localisation.

    Traditionnellement, le bambou est traité avant d'être utilisé comme un matériau de construction. Ce traitement consiste à l'immerger totalement dans l'eau pendant une longue durée. Ainsi, il pourra mieux résister aux attaques des insectes. Le temps d'immersion nécessaire varie selon l'espèce (de 2 à 6 semaines minimum)... et le temps disponible avant la construction!  Les avantages de cette technique sont indéniables d'un point de vue économique et écologique. Toutefois, ce long procédé reste difficile à mettre en oeuvre selon si le lieu est à proximité d'un point d'eau suffisamment large. Heureusement, le Laos est un véritable château d'eau. Il est donc courant de recourir à cette technique. En outre, les bambous transitent souvent par la rivière pour arriver à destination.

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    Le travail du bambou

    Une simple machette semble suffire au Laos pour travailler le bambou. Sa structure naturelle lui permet d'être sectionnée en morceaux cloisonnés, débitée dans sa longueur pour en faire des planches, ou encore finement effilée pour utiliser sa fibre. Le plus commun des travaux consiste à passer d'une structure originellement circulaire à des éléments plats. Pour cela, le morceau de bambou est fendu de multiples fois aux extrémités. Il est ensuite tapé à différents endroits pour le fendre dans sa longueur. Le morceau de bambou se fend mais reste en un seul morceau grâce à ses entre-noeuds. Ouvert de bas en haut, le bambou est ensuite aplati par pliage forcé dans le sens contraire à la longueur. Les entre-noeuds de la face intérieure sont enfin rabotés pour aplanir au maximum ce morceau de bambou aplati.

     

  • laos sur le mekong et dans les arbres

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