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Habitats du monde - Page 7

  • construire un toit de chaumière

    Traditionnellement, seuls des clous de bois étaient utilisés pour solidariser la structure. Si de nouveaux clous de bois ont été taillées pour remplacer les anciens, des clous en acier sont toutefois venues parfaire cette structure. Les nouvelles poutres ont été réalisées sur place. L'oeil et la hache de l'artisan, aussi aiguisés soient-ils, n'ont pas permis d'éviter de légers espaces entre les poutres. Pour cela, un treillis de bois directement disposé sur les poutres sera fixé afin d'appliquer un enduit qui permettra d'aplanir la surface et de parfaire l'isolation.

    On retrouve localement deux types d'enduits : un mélange sable-paille-terre argileuse ou plus simplement un mélange  « bouse » de vache et paille. La maison rénovée présentera des poutres apparentes à l'extérieur et un treillis de bois enduit à la chaux à l'intérieur. La toiture et sa structure n'étaient plus en état sur la maison originelle. Un toit de chaume traditionnel sera réalisé par un maître artisan spécialisé dans ce domaine. Localement, cette spécialité devient rare. Il s'agit en effet, de mélanger des branchages et de la paille en les disposant du bas vers le haut. Tassée au fur et à mesure par le poids de l'homme, la couverture est lissée au râteau puis égalisée avec un large outil tranchant. Solidement comprimée grâce à de larges pieux verticaux qui pointent vers le ciel, la couverture est rendue solidaire de la structure bois, ce qui lui assure un bonne résistance notamment au vent. La forte pente et le lissage de la couverture permettent d'éviter les accumulations de neige et les infiltrations d'eau.

    Traditionnellement, aucune ouverture ne laissait la fumée s'échapper. Au fil du temps, une épaisse pellicule de suie profitait à l'étanchéité et éloignait les rongeurs.

     

    chaumiere.JPG

    La construction de cette maison a permis de réhabiliter un bâtiment traditionnel qui tombait en ruine, de recycler l'essentiel des matériaux de ce dernier, d'initier de nombreux volontaires aux techniques de constructions traditionnelles et ainsi de contribuer au maintient des  savoir-faire locaux.

    Une fois finie, cette maison entièrement construite avec des matériaux extraits de l'environnement proche aura la noble particularité de se fondre dans son paysage, tout en rappelant aux randonneurs, les nombreux tas de foins coniques qui parsèment  les paysages de ces belles montagnes.

     

  • Maison Passive définition

    Il s'agit d'un standard Allemand émanant du PassivHaus Institut. La conception de la maison aura pour intérêt principal de se passer de système de chauffage conventionnel et de climatisation.

    Les critères auxquels devront répondre une maison passive seront :

    maison3.JPG


    - besoin de chauffage et rafraîchissement inférieur à 15 kWh/m2


    - une étanchéité de l'air permettant de minimiser les ruptures de ponts thermiques


    - une demande globale d'énergie (chauffage, sanitaire, électricité domestique) inférieure à 42 KWH/m2 par an ;


    - l'utilisation d'énergies renouvelables (bois, solaire).

     

  • Le chauffage : énergies traditionnelles ou renouvelables ?

    Panneaux solaires thermiques

    Le soleil est disponible partout. Son rayonnement, transformé en chaleur par des capteurs thermiques, permet de chauffer l’eau sanitaire (à l’aide d’un chauffe-eau solaire individuel ou CESI) ou toute la maison (on parle de système solaire combiné ou SSC). C’est une énergie gratuite qui n’émet à l’usage ni polluant ni gaz à effet de serre. La surface de capteur nécessaire oscille entre 3 et 5 m2 pour un CESI (qui pourra couvrir environ 60 % des besoins en eau chaude d’une famille de 4 personnes), entre 10 et 20 m2 pour un chauffage (30 à 40 % des besoins couverts). Le complément est assuré par un système d’appoint. Le relais entre solaire et appoint se fait de façon à optimiser l’emploi de l’énergie solaire.

    L’énergie solaire thermique est utilisée pour le séchage, le chauffage et/ou la production d’eau chaude sanitaire.
    Les panneaux solaires thermiques les plus courants sont composés d’une vitre sous laquelle se trouve un absorbeur (plaques et tubes avec un revêtement absorbant) dans lequel circule un fluide caloporteur (en général eau et antigel). La vitre retient la chaleur réémise par l’absorbeur, comme dans une serre, et accroît l’échauffement du fluide.
    Pour le chauffage, ce fluide cède son énergie à un plancher chauffant à dalle épaisse, ou à un stockage hydraulique. Dans ce cas, la chaleur est ensuite restituée selon les besoins par un réseau de chauffage classique. Pour l’eau chaude sanitaire le fluide transfère sa chaleur à l’eau du ballon grâce à un échangeur.

    Le coût : Il faut compter environ 5000 €/TTC hors pose pour une surface de capteurs de 4,72 m2 et un ballon de 300 litres.


    Exemple : les piscines solaires  (source : http://www.produits-piscines.fr )
    Piscine solaire La solarisation d’une piscine est une application simple et efficace.
    Pour les piscines découvertes, on utilise des capteurs simplifiés, non vitrés et en matière synthétique appelés "moquette solaire". Ceux-ci présentent de nombreux avantages : faible coût, entretien quasi inexistant, forte production en période estivale.
    Pour les piscines couvertes fonctionnant toute l’année, l’usage de capteurs solaires vitrés est plus adapté. Leur rendement reste élevé même si la température extérieure est basse.

    Exemple : les logements collectifs
    Le solaire thermique présente un grand intérêt pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire des logements collectifs : il permet une baisse des charges des copropriétaires. De plus, la mutualisation des coûts permet généralement une baisse du prix au m2 des capteurs solaires.

     

  • reportage sur le BIO-HABITAT

    un type de maison qui séduit de plus en plus de monde...

     

     

     

     

     

  • Recycler une maison de bois...

    Dans les Apuseni, les maisons traditionnelles présentent une structure en bois massif de type « poutres ». Cette structure « simple et brute » rend la maison traditionnelle roumaine facilement démontable. Il est ainsi courant d'acheter une maison sans le terrain, de la démonter, la déplacer, puis de la remonter sur un autre terrain. En apparence, rien de très complexe dans cette entreprise, toutefois, l'exemple du chantier de Cheia et le savoir du maître artisan, sont source d'apprentissages.

     

    maison bois.JPGSi les maisons traditionnelles en bois de Roumanie présentent des similitudes, on distingue dans chaque village les signes de leur singularité (maison du charpentier, maison du meunier, etc.) et de l'inventivité de leurs occupants (décoration et gravures sur les porches, les portails, etc.). L'éventail des matériaux utilisés permet également de laisser s'exprimer les savoir-faire et les techniques. Les espaces de vie, présentent généralement la même organisation, cependant la maison principale, l'organisation de la parcelle et le positionnement des bâtiments annexes (cuisine d'été, toilettes, bâtiment agricoles, etc.) entretiennent une étroite relation avec leur proche environnement (ensoleillement, vents et situation de la parcelle, etc.).

    A Cheia, la maison originelle était composée d'une pièce principale carrée, destinée à dormir, manger et cuisiner. Une entrée étroite permettait d'alimenter le feu pour fumer la viande à l'étage. La nouvelle maison devant répondre à sa vocation d'hébergement touristique, il a fallu repenser ses contours selon ces objectifs : utiliser principalement les matériaux de l'ancienne maison, respecter au maximum les méthodes traditionnelles pour la reconstruire et élargir les ouvertures pour plus de luminosité.

    Le sous-bassement de la maison a été réalisé en extrayant des pierres et du sable de la rivière voisine. Cette procédure réveilla les plus conservateurs des milieux naturels chez les volontaires... Faut-il préserver un éco-système ou des savoir-faire ? Un débat était lancé ! L'encastrement des poutres a suivi le principe traditionnel de type « tenon/mortaise »

  • tour du monde de l'ecohabitat lefilm

    Récit d’un voyage de dix-huit mois sur le thème de l’écohabitat, et de l’écoconstruction à la rencontre d’hommes et de femmes qui mettent en oeuvre des solutions concrètes à leur échelle,

    le film témoigne du parcours de deux géographes, dans une ambiance sonore de voyage et de chantiers. Il illustre par des expériences vécues sous d’autres latitudes les grands principes de la construction écologique, en présentant des matériaux simples, disponibles et faciles à utiliser, ainsi que des façons d’habiter différentes, à travers des projets et des réalisations concrètes.