29 novembre 2008

Toitures végétales japonaises

« Vous qui marchez sans les voir »

 

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Les toitures végétales

Les premières toitures végétales remontent à la préhistoire. On retrouve chez nos voisins scandinaves et européens de nombreuses formes de construction traditionnelle utilisant des toitures végétales. Le principe consiste à déposer un épais mélange de terre avec des végétaux enracinés permettant ainsi une bonne isolation du bâti. Longtemps considéré comme marginale, le développement de cette technique fait aujourd'hui de nombreux adeptes dans le monde entier. Les enjeux environnementaux de ces dernières décennies ont relancé l'intérêt pour cette technique.

Il existe trois types de toitures végétales : intensive, semi-extensive et extensive, selon l'épaisseur du substrat, le type d'espèce arboré ou végétale planté et son mode d'arrosage ou d'entretien. L'exposition, la pente et la situation climatique imposent des adaptations. La structure porteuse d'un toit végétalisé est généralement recouverte d'une couche d'étanchéité, d'une couche de drainage ou de filtration, d'un substrat de croissance et enfin d'une couche végétale.

Les avantages, destinés tant aux propriétaires qu'à l'environnement urbain, sont multiples. En effet, une couverture végétale permet de réduire le ruissellement des eaux, de filtrer les polluants atmosphériques contenus dans les eaux de pluie, de réduire la consommation énergétique (une bonne isolation c'est moins de chaleur en hiver et moins de climatiseur en été) et de réduire les îlots de chaleur.

Les toits verts nécessitent cependant des aménagements spécifiques pour supporter le poids des eaux après un orage et sont mal adaptés aux fortes pentes.

 

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Plus de 60 arbres plantés à l'étage.
Cour intérieure de l'International Exhibition Center de Tokyo.

 

Les métropoles du Japon sont sujettes à un développement fulgurant. Manque d'espace, îlots de chaleur, multiplication des appareils de refroidissement, qualité de vie, qualité de l'air : autant de problématiques auxquelles le gouvernement et les municipalités doivent faire face.

Profitant des espaces non utilisés, soit généralement en haut des bâtiments, les toitures et les façades végétales se développent. Un véritable bol d'air pour les milieux urbains... et leurs citadins.


Des choix politiques (exonération, incitation et restriction)

De nombreux programmes voient le jour du nord au sud du Japon. En 2000, le gouvernement japonais met en place une politique incitative visant à reverdir les zones urbaines. Une réduction de 50% sur les taxes foncières en vigueur peut être accordée pendant 5 ans. Plusieurs quartiers et secteurs urbains sont désignés.

A ces mesures s'ajoutent les orientations locales d'aménagement. Par exemple, la ville de Tokyo initie dès 2000 les premières orientations spécifiques aux toitures végétales. Elle impose pour les constructions de plus de 1000 m², soit à verdir au minimum 20% de l'espace inutilisé de la toiture du bâtiment, soit à aménager au sol ou sur les façades une zone végétale équivalente.

Le non respect de ces mesures conduits à des amendes financières. En 2002, la ville d'Osaka met en place une politique incitative en proposant des avantages financiers lorsque ces espaces verts sont rendus accessibles au public.

 

Recherche et développement

Dans ce contexte où les enjeux environnementaux sont autant économiques que sociaux, de nombreuses entreprises se spécialisent et développent de nouveaux produits standardisés aux caractéristiques testées et reconnues. Les toitures végétales deviennent de plus en plus légères1, faciles à entretenir, adaptées aux variations du climat, etc.

Intégrée dès la conception du bâtiment, une toiture végétalisée sera indéniablement plus performante. Toutefois ,plusieurs systèmes (station d'arrosage automatique, tapis pré-végétalisé, etc.) permettent d'introduire une toiture végétale sur un bâtiment existant.

DAIWA house propose par exemple, un système permettant de fixer une couverture végétale sur les toitures standards des grands hangars industriels.


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Centre d'expérimentation de DAIWA house. Nara.

 

Le groupe japonais Suntory, présente un sol artificiel plus spongieux, solide, et léger que la terre. Seul 450 grammes de ce matériaux pourrait renfermer autant d'eau qu'un kilo de terre (Dépêche AFP : 26/02/08).

 

Quelques exemples

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Surnommée la colline d'Osaka, le Central Gymnasium offre un îlot de verdure aux promeneurs. Entre les arbres et les pelouses, on oublierait presque que l'on marche sur l'un des plus grands complexes sportifs du Japon.

 

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Toitures végétales des résidences de Setagaya Ward. Tokyo
Eco-Quartier labellisé CASBEE.

 

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Un promontoir idéal pour comtempler le détroit.
Toiture végétalisée du marché au poisson de Shimonoseki.

 

 

Tout en améliorant la qualité de vie, ces pratiques écologiques sont un formidable moyen de tirer profit des espaces urbains non-utilisés... Il paraît même que certains en profiteraient pour faire du sommet de ces buildings leurs potagers !

 

Auteurs
Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Octobre 2008
Association « Des vies et des idées... d'ailleurs »
(blog et site)


 

Informations

Toitures végétales : cf. Wikipédia, l'encyclopédie libre

1Les constructions japonaises sont soumises à une réglementation stricte en raison du risque sismique.

 

NB : n'oubliez pas de donner votre avis via le sondage ci-dessous !

 

25 novembre 2008

Questionnaire / Sondage

Bonjour a tous.

Cela fait bientôt un an que l’association « Des vies et des idées...d’ailleurs » a été créée.

En vue de notre future Assemblée Générale, qui devrait se dérouler au cours du mois de Janvier, nous aimerions avoir votre avis, vos remarques sur les articles, le site internet et le blog. Nous vous remercions par avance pour vos réponses, qui nous serons d'une grande utilité pour proposer de nouvelles choses.

--> Questionnaire

On vous souhaite un bon moment, et on compte sur votre sincérité !


23 novembre 2008

« Kobunaki »

Le premier écovillage japonais tourné vers le grand public

Reportage à Omihachiman, Préfecture de Shiga, Japon

 

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(© Kobunaki-Ecomura)

 

Implanté dans une agglomération de près de 70 000 habitants, Kobunaki, le premier écovillage japonais, propose en lien avec les collectivités, les entreprises et les producteurs de la région, un nouveau mode de vie pour le grand public. Selon un concept original, ce projet ambitieux vise à accueillir 370 familles d'ici trois ans. Lors de notre visite en octobre 2008, ce n'est encore qu'un quartier résidentiel en construction, avec des maisons-témoins, des grues, des camions et des ouvriers qui s'activent...

 

Un enchaînement rapide

L'aventure commence en 2000, lorsqu'un architecte, Takashi Akimura, rencontre un professeur de politiques environnementales, le Professeur Niren. Convaincus que des initiatives communautaires locales sont porteuses de solutions durables, ils se lancent dans la création du premier écovillage au Japon. Associés à plusieurs experts et membres du GEN (Global Ecovillage Network) puis à des chercheurs, universitaires, associations, collectivités, entreprises, constructeurs, (etc.) élargissant sans cesse le processus de concertation, ils définissent les grandes lignes d'un premier projet.

En 2002, la société Chikyunome, acquiert 15 hectares de friches agricoles sur la commune de Omihachiman. Présenté en 2003 aux autorités locales et préfectorales, le projet est retenu pour s'insérer dans les politiques de développement local. Dans les deux années qui suivent, un plan de développement et d'aménagement est approuvé. En 2006, les travaux débutent. Les premiers résidents s'installent en 2008.

 

Un fonctionnement original

Le point clé de la réussite d'un tel projet réside, selon Tomomi Takada, chargée du développement communautaire de l’écovillage, dans l’organisation institutionnelle.

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Une société privée, Chikyunome, propriétaire des 15 hectares, s'occupe de la vente des parcelles aux particuliers et aux constructeurs. Les 13 employés orientent les entreprises et les producteurs locaux, s'occupent du suivi des projets et veillent au bon fonctionnement de la communauté. Ils doivent être consultés préalablement à la demande de permis de construire.

Une ONG (Ecomura) organise des séminaires et des ateliers de façon à faciliter la mise en oeuvre au quotidien d'un mode de vie durable. Elle s'occupe également du travail en réseau et des échanges d'expériences au Japon et à l'international.

Une nouvelle institution est initiée en 2003, le « conseil promotionnel préfectoral de Kobunaki ». Elle regroupe la préfecture de Shiga, la commune de Omihachiman, divers organismes du secteur agricole, la société privée Chikyunome, et l'ONG Ecomura. Au terme de deux années de concertation, les différentes réunions thématiques entre les membres de ce comité et les nombreux acteurs du projet ont permis d'aboutir à un programme de 23 actions et d'intéresser les investisseurs (fonds IRS, banques, sociétés privées, etc.).

Ainsi cet écovillage bénéficie d'un plan de développement et d’aménagement (Kobunaki masterplan) adossé à un code paysager environnemental et social (Kobunaki Ecovillage Design Code). Ce dernier est constitué de 10 chapitres à destination des particuliers et des professionnels. Actuellement géré par Chikyunome, il devrait à l’avenir être géré par la communauté de résidents. Le « Masterplan », quant à lui, assure la cohérence du projet avec les normes réglementaires. Il prévoit notamment pour les espaces communautaires et privées, la taille, la forme des parcelles, le type de construction ainsi que leur agencement les uns par rapport aux autres et les raccords aux réseaux de distribution (eau, électricité, etc.). En outre, il est prévu des arbres fruitiers sur tous les espaces verts pour créer un « paysage à croquer » et des potagers entre chaque maison.

Concrètement, les habitants, propriétaires d'une parcelle de terrain pourront bénéficier de nombreux avantages. Idéalement situé, routes et pistes cyclables relient les principaux services et lieux de détente de l'agglomération (écoles, gare, hôpital, centre ville, lac, etc.). Un résident pourra bénéficier, notamment via les filières municipales et préfectorales, du bois d'oeuvre local, de matériaux recyclés, composteurs et récupérateurs d'eau de pluie à des prix intéressants. Marchés et boutiques de produits biologiques, séminaires et ateliers d’écologie pratique, devraient leur permettre de mettre en oeuvre un mode de vie sain et durable au quotidien. Jardin et bâtiment communautaires sont également prévus pour échanger et laisser exprimer sa créativité.

 

Des maisons écologiques sur catalogue

Le marché de la construction japonaise présente une importante proportion de matériaux écologiques. En effet, depuis les années 70 et la première crise pétrolière, la course à l'efficacité énergétique s'est développé et ce secteur est devenu compétitif.

Actuellement, 10 constructeurs sont respectivement associés à un ou plusieurs lots de parcelle. Un éventuel acheteur peux donc choisir l’emplacement qu’il désire ou choisir une maison sur catalogue dans une gamme souvent spécifique à l’écovillage. Une auto-construction peut également être envisagée si les critères du « design code » sont respectés. On retrouve parmi les constructeurs, certains industriels japonais spécialisés dans ce domaine tels que Misawa et Panahome, et une majorité de constructeurs locaux.

Généralement moins sensibles à ces problématiques, ces derniers ont saisi l'opportunité et expérimentent aujourd'hui une nouvelle gamme de maison. Kobunaki présente donc un bel éventail de ce que l'on peut entendre par « construction écologique » au Japon. Selon sa sensibilité et son portefeuille, il est possible de choisir parmi des maisons passives, avec ou sans toitures photovoltaïques, des maisons à ossature-bois anti-sismique, des matériaux naturels et recyclés pour les intérieurs, etc.

Quelques exemples de maisons présentes à Kobunaki :

 


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(© Kobunaki-Ecomura)

 

Un modèle reproductible ?

Confronter les valeurs d'un écovillage aux réalités administratives, économiques et sociales pour s'ouvrir à un large public devrait pouvoir faire école. Il aura fallu faire des compromis, dessiner plusieurs fois les plans et s'entendre avec les autorités locales. Néanmoins, cette initiative exemplaire montre bien qu'il est possible de trouver des intérêts partagés dans un tel projet. Ce travail devrait d'ores et déjà inspirer la création de projets similaires, voire dans quelques années, devenir une référence en la matière.

 

 

Auteurs :
Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Octobre 2008
Association « Des vies et des idées... d'ailleurs »
www.eco-habitat-tour.org

 

Contacts et informations :
http://www.chikyunome.co.jp/en/
http://www.kobunaki-ecomura.com/
(en japonais)

21 novembre 2008

De Hanoï à Hoi An...

... suite des découvertes vietnamiennes.

Carnet de route de la première quinzaine de novembre.

 

De retour à Hanoï, direction l'hôpital... Ouf, ce n'est qu'une petite entorse, Dominique, courageuse et optimiste aventurière pourra donc nous suivre par monts et par vaux. Après un petit dej' de fruits frais (ananas, bananes, mangues...), nous partons vers Sapa, dans les montagnes du nord, à la rencontre des minorités ethniques : Les Monghs noirs et fleuris, les Dao rouges....

 

La question des minorités

Sur la route qui monte en serpentant dans les montagnes, nous croisons de nombreux enfants, sous la pluie. Dong nous explique que, certains en costume se rendent à l'école, d'autres torses-nus n’iront pas. Le taux de scolarisation est faible dans ces régions difficiles. L'arrivée de nombreux touristes à Sapa, amène adultes et enfants des ethnies minoritaires à vendre ou à mendier.

Après un tour sur le marché, nous partons avec Dong pour visiter le village « culturel » des Monghs noirs. Ici l'entrée est payante. L'argent va exclusivement au gouvernement, qui aménage quelques routes qui profitent certes à la population mais qui sont surtout destinée aux touristes.

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Dans les jours qui suivront, nous visiterons sous la pluie, deux autres villages. En s'informant par la suite que nous aurons un début d'explication concernant la plus grande pauvreté des Monghs par rapport aux Zai ou Daos rouges. Il semble que les Monghs aient été financés par les États-Unis pendant la dernière guerre pour mener des guérillas et déstabiliser les Vietnamiens. De cette question notre guide ne nous aura soufflé mot. Nous sommes dans un pays où la liberté d'expression est encore loin d'être acquise.

Après deux journées, émouvantes et difficiles (quels comportements adopter face aux minorités ethniques et à leur pauvreté ? Qu’est-ce que les touristes, ethno-touristes, nous, venons chercher ici ?), nous redescendons pour prendre le train de Lao Cai à la frontière chinoise.

 

Inondation à Hanoï, on passe entre les gouttes.

On apprend qu'Hanoï est sous les eaux, touchée par des inondations impressionnantes, la saison des pluies est pourtant terminée. L'habitat et la bétonisation à outrance, sans organisation n'y sont sûrement pas étrangers.

Nous ne verrons rien de ces grandes eaux, arrivées au petit matin dans la capitale. Leur niveau est redevenu presque normal.

Direction maintenant vers le sud. Hue l'ancienne capitale impériale, recèle des trésors d'architecture en couleurs.

 

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Plus au sud, nous découvrirons l'ancienne culture Chams, entre Boudhisme et Hindouisme.

 

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Sur la route qui nous mène a Hoi An, nous longeons la plage des cigognes, ou plutôt ce qu’il en reste. Buldozers et camions sont au travail. La dune est en train d'être littéralement détruite pour construire des hôtels 5 étoiles.

Nous passons ensuite quelques jours à Hoi An, ancienne ville coloniale aujourd'hui capitale de la soie. L'artisanat au Vietnam est une des principales activités après l'agriculture et la pêche. Ici plus qu'ailleurs on travaille la soie pour réaliser tissus, broderies et lampions. Le centre ville piéton est un vrai bonheur. L'harmonie du bâti aux teintes jaunes est sous trois influences architecturales : Chinoise, Japonaise et coloniale.

 

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On a pas vu le temps filer, déjà trois semaines que nous sommes ensemble. Le jour du départ approche pour Domi et Jean-Pierre. On aura bien rigolé tous ensemble, on aura ouvert grand les yeux et appris beaucoup sur ce pays. Pas facile de se quitter... On leur envoie plein de tendresse, merci de nous avoir fait partager votre rêve.

 

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19 novembre 2008

De Séoul à Hanoï, retrouvailles en famille

 

Carnet de route de la deuxième quinzaine d'octobre

 

Cliquez pour accéder à l'album photos !

 

Nous accostons à Pusan toujours chargés de nos vélos. Ça se bouscule dur-dur au passage à l'immigration... Et oui nous sommes maintenant en Corée du Sud. L'ambiance change drôlement du Japon... On se rendra vite compte qu'il persiste certaines rancunes entre l'un et l'autre pays.

Tout petit pays, la Corée est aujourd'hui une puissance économique mondiale ; on aura le choix pour rejoindre Séoul entre un train à grande vitesse et un train local. On prend le train local histoire d'apprécier un peu plus les paysages et on arrive à Séoul dans la soirée. Remontage des vélos et nous voici en pleine capitale. Les 4 voies et la circulation du centre sont inimaginables, on se retrouve au milieu des motos et voitures, du mauvais côté (et oui, on avait pris l'habitude de rouler à gauche)....

 

Cliquez pour agrandir !Nous ne passons que 5 jours à Séoul, le temps de visiter quelques temples, aux couleurs vert et orange et d'avancer sur nos reportages.

Nous goûtons aussi de nombreux plats, épicés à souhait. Jérôme pleure de joie à chaque dîner en tête à tête... Ou serait-ce trop pimenté ?

 

 

 

Cliquez pour agrandir !Hanoï...
Dès qu'on ouvre la porte, à la première respiration, la chaleur et l'humidité vous prennent...
Nous voici sous les tropiques, au Vietnam, avec ses pluies et ses inondations, ses rizières, son histoire, sa vie trépidante et ses couleurs, ses fruits exotiques et ses odeurs.


Nous retrouvons, trop contents, les parents de Jérôme, Jean-Pierre et Dominique, pour trois semaines de vacances en famille et tellement de choses à se raconter. Nous faisons la connaissance de Dong, guide national, qui adore raconter de belles histoires et de bonnes blagues sur son pays. C'est avec lui que nous comprenons mieux l'histoire du Vietnam, pays de guerres et de volonté d'indépendance. Les nombreuses mines encore présentes aujourd'hui, notamment près du 17ème parallèle (ancienne limite nord-sud) sont une des manifestations de ce triste héritage.


Le Vietnam et ses habitants au caractère fort, se lancent aujourd'hui dans une nouvelle politique économique qui change à une vitesse folle les paysages, l'identité et les modes de vies de tout le pays.

Nous apprenons aussi à mieux comprendre les coutumes locales, le culte des anciens très fort encore aujourd'hui, hérité du Confucianisme. Même le communisme actuel n'a pas autant d'adeptes. La place de la femme dans ce contexte, n'est pas facile ; il n'est d'ailleurs pas rare de croiser des hommes en train de jouer aux cartes ou de faire la sieste sur leur motos – par un jeu d'équilibre assez fou pendant que les femmes sont au travail (aux champs ou en boutique). Le riz, cultivé dans tous le pays, ainsi que les buffles, les canards, les cochons font partie de la vie de tous les jours et des paysages.

 

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Premiers pas ensemble dans Hanoï la vivante. Ça klaxonne dans tous les sens, tellement de motos, beaucoup de vélos et de piétons et quelques voitures. Il y a très peu de feux rouges, et curieusement ça ne bouchonne presque pas... C'est impressionnant. De la vie partout, presque trop ; pour nous qui n'avons pas encore l'habitude, c'est épuisant. Notre passage est inlassablement suivi d'un : «  'Madame, you buy to me' » un peu partout... Et oui, on est des étrangers, et on veut nous vendre : briquet, porte monnaie, flûte, vêtements, baume du tigre... Un peu de tout... Le coût de la vie est dérisoire, comme le niveau des salaires. Ici, pas encore de sécurité sociale, de retraite, de congés payés ou de jours de congés, on travaille 7 jours sur 7 et parfois 24 heures sur 24. Seuls les employés de l'Etat ont plus d'avantages.

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Après quelques jours à Hanoï, nous faisons cap vers la Baie d'Halong terrestre (Nim binh) et maritime. L'occasion de découvrir la campagne, le séchage du riz, des paysages karstiques magnifiques, de s'adonner au tandem et au plaisir du bateau au coeur de ces labyrinthes naturels. Tout le monde est ravi.

 

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Et c'est en contemplant les majestueux papillons tropicaux que Domi, tombe... non pas en amour... mais sur le sol et se foule la cheville... On repart à Hanoï, va-t-on pouvoir continuer tous ensemble ? La suite au prochain carnet de route.

 

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13 novembre 2008

Un blog sur le suivi d'un chantier

Bonjour à tous !

J'ai le plaisir de vous communiquer l'adresse de mon blog, réalisé à titre personnel :

http://la-maison-en-paille-de-claire.midiblogs.com/


Il présente l'évolution du chantier de ma (future) maison à ossature bois légère et murs en bottes de paille. Sur ce blog, je tenterai de répondre aux questions que vous êtes nombreux à me poser. L'objectif est de
mutualiser l'expérience de manière à apporter des réponses à ceux d'entre vous, ou de votre entourage, qui auraient des projets de cette nature.

Bises à tous,

Claire.

 

*

Lancée depuis quelques mois intenses dans la réalisation d'une maison ossature-bois-paille, Claire veut échanger et partager. Elle a fait le choix de faire construire par des artisans, et apporte des éléments de compréhension de la législation française : permis de construire, garantie décennale, et autres éléments techniques.

On vous laisse découvrir...

07 novembre 2008

Faire entrer la lumière

Nouvelle "boîte à outils" inspirée par
le séjour à la ferme de La Boa en mai 2008...

 

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Dans vos cloisons pensez à mettre des bouteilles, ce qui peut éviter d'avoir à allumer la lumière dans les pièces sombres.

 

Stephano est “fan” des vieilles jarres en verre, objets fragiles qui servaient à contenir le vin, et étaient réalisés par les souffleurs de verres.

 

Il leur a trouvé une nouvelle place dans sa maison : leur halo vert fait entrer la lumière dans sa salle de bain. Un angle de mur unique et sympathique.

 

Les cloisons de la maison faites de paille et d'argile permettent aisément l'intégration d'éléments originaux au sein du mur.

Le tout est de les disposer avec précaution et de penser à ces astuces aux bons moments !

 

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04 novembre 2008

Comment donner du relief à vos murs ?

Découvrez durant les prochains jours une nouvelle rubrique du blog : 
les "boîtes à outils".
L'occasion de se replonger quelques mois en arrière,
lorsqu'en mai dernier, Amandine et Jérôme posaient leurs sacoches
durant quelques jours à la ferme de la Boa, en Vénétie...

 

 

1. Humidifier votre mur support. Un support rugueux sera plus adapté.

2. Sélectionner des brins de paille plus ou moins longs selon la forme désirée.

3. Mélanger la paille avec de l'argile humide.

4. Appliquer le mélange sur le mur en lui donnant la forme que vous voulez.

5. Le lendemain, appliquer une seconde couche d'argile.

6. Le surlendemain, (quand c'est relativement sec) vaporiser de l'eau puis lisser votre forme afin d'en affiner les contours.

7. C'est prêt, vous pouvez colorier à votre convenance.

 

 

Exemple d'un arbre à bougies, réalisé par Patrick sur un mur en paille et argile, au travers de quelques photos :

 

 

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Pour réaliser les plates formes à bougies, Patrick a choisi de renforcer cette structure avec du bois enfoncé dans le mur. Cette technique est susceptible de fonctionner pour tout autre support devant soutenir de lourdes charges, comme une étagère, ou un tableau.

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