27 mars 2009
ETATS-UNIS > Sur la côte ouest, en direction du Sud !
Carnet de route du 5 au 24 mars 2009

Après 16 heures d'avion, 10.000 km parcourus au dessus du Pacifique et un retour dans le temps, nous mettons le pied aux États-Unis. Petit regret de ne pas avoir traversé d'îles en îles !
Un bref transit à Los Angeles. Après de multiples questions, une fouille sous toutes les coutures... quelques incompréhension de langage (Amandine mentionne qu'elle n'a aucune idée ("ID") de ce que lui réserve les États-Unis et on croit qu'elle n'a pas de carte d'identité (ID card)), nous passons enfin la douane. Le stress retombe... c'était pas si pire que ça !
On repars pour Portland, deux heures plus tard on y est. Il fait froid et humide, pourtant les thermomètre indique plus de 70... degrés ! Nous sommes en Farenheit. Ici toutes les mesures changent, de la température, aux distances (miles) et au poids (pound), ce grand pays semble difficile à mesurer pour nous. On ressort les chaussettes et tous nos vêtements chauds, une bien maigre réserve.
Jéremy nous attend dans sa petite voiture qui dénote avec les gras 4x4, et nous amène dans son petit appartement tout douillet. Après une bonne sieste, et une douche, nous préparons un bon repas pour Julie qui rentre du boulot. Ce jeune couple nous étonne, ils ont les même réflexions que nous sur tellement de choses, les maisons, la nourriture locale. On passe d'excellent moments en leur compagnie, à la maison si chaleureuse ou sur la route des cascades lors de petites excursions aux alentours.
Dès le matin suivant, comme tous les autres matins de la semaine, nous nous rendons à pieds au Rebuilding Center, un grand bâtiment dédié exclusivement aux matériaux de construction recyclés. Dans une ambiance conviviale, une belle équipe s'anime pour trouver une place ou une nouvelle fonction à chaque objet, respecter son histoire et la mettre en valeur. Provenant de donations ou de déconstruction de bâtiments entiers (orchestrées par l'équipe des déconstructeurs), plus de 6 tonnes de matériaux arrivent chaque jour. Le bâtiment en lui-même est source d'inspiration pour les clients, fait de plancher en portes, de baies vitrées en fenêtres de toutes tailles, ou même de barrière décoratives en anciens outils.
Cette semaine nous donne de nombreuses idées, on aimerait bien pouvoir trouver tant de trésors à pas cher par chez nous !
Avant de quitter Portland, une visite s'impose à la mairie. Cette métropole s'active pour le « vert » et le bien vivre depuis une dizaine d'années. Les pistes cyclables se développent, on cherche à permettre à tous d'habiter à moins de 15 minutes d'un parc, etc. Nous sommes accueillis avec une présentation de la future stratégie politique de la ville pour soutenir l'habitat écologique. L'idée est d'aider les personnes qui s'engagent dans cette voie par une taxe imposée à ceux qui ne le font pas. Le plus, une grille de points très large qui prend en compte l'efficience énergétique (isolation, orientation, autonomie énergétique, lumière naturelle, etc.) mais aussi l'impact paysager, la préservation de l'ancien et la question de l'eau, etc.
Nous partons pour le sud en empruntant la côte ouest. Route mythique du cyclisme, pour nous il est trop tôt, quand nous quittons Portland, il neige et sur la côte les vents d'Alaska sont gelés.
La route est magnifique, nous découvrons des paysages immenses, sauvages. On croise des Wapitis, puis les géants. Des conifères gigantesques (les Américains aiment à dire que ce sont les plus grands du monde), de plus de 2000 ans, qui offrent une ambiance forestière magique. Ils sont tellement grands que certains ont une cabane ou même une pièce de vie au sein d'un tronc.
Dévastés par l'industrie forestière, ils sont aujourd'hui protégés.
La côte est splendide, déchiquetée et brumeuse. Nous continuons plus au sud, en direction du Parc du Yosemite. Ces montagnes granitiques sont impressionnantes, un paradis des grimpeurs. On randonne dans la neige, au milieu de cascades gonflées par l'arrivée du printemps. Malgré les nombreux écriteaux, on ne croisera ni les lions des montagnes, ni... et si, justement, un matin, nous nous retrouvons nez à nez avec un jeune ours (enfin à quelques centaines de nez...) !
Puis il est temps de partir pour San Francisco. Ici, les villes ont très souvent des noms espagnols, et la population mexicaine est importante. On apprendra plus tard que c'est en 1848 que le Mexique s'est fait prendre la moitié de son territoire par les « Gringos » ( Américains).
Pour finir se petit tour à l'ouest de ce gigantesque pays, nous passons trois jours à San Francisco.
Nous arpentons du matin au soir les rues vallonnées aux maisons particulières avec leur « Bay Window ».
Nous posons devant le Golden Gate. Du quartier mexicain au quartier italien, en passant par le quartier chinois, nous découvrons les gigantesques et colorées fresques murales de Mission, et écoutons du Jazz dans de petits bars. Nous rencontrons Helena qui nous accueille avec une chaleur exquise, et Pépé. Ces soirées en leur compagnie nous donne un avant goût de leur pays d'origine, le Mexique... Nous y serons déjà demain !
18:21 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, portland, rebuilding center, yosemite, san francisco
22 mars 2009
Earth render et chauffage passif
Seconde boîte à outils australienne de février 2009

La traditionnelle technique du "pisé" revisité par nos lointains voisins australiens devient de plus en plus populaire. Et pour cause... facile, pas chère et efficace.
Du sable, des graviers, de la terre et une pincée de ciment (la recette évolue selon les constructeurs) permettent une fois mélangés d'élever de solides murs porteurs. Ces murs sont banchés et le mélange est tassé. Le rendu est esthétique et offre une confortable isolation. Très lourds, ils apportent une forte inertie aux bâtiments. D'autre part cette technique ne nécessite aucun enduit de finition.
Un système de mur trombe peut éventuellement y être ajouté pour chauffer l'intérieur de la maison. Le principe consiste à chauffer l'air contenu entre le mur exposé au soleil et (dans cet exemple) une taule transparente disposé hermétiquement à environ 10 cm du mur. Le voile opaque blanc permet en été ou par forte chaleur de couvrir la taule pour limiter que l'air ne se réchauffe.
Un système d'aération traverse le mur en haut et en bas pour laisser rentrer l'air chaud naturellement. Les bouches d'aération peuvent être fermées pour bloquer l'entrer d'air.
Facile !
08:00 Publié dans Boîte à outils | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, pisé, earth render, chauffage passif, mur trombe
19 mars 2009
Inertie mobile : de l'eau comme chauffage passif
Boîte à outils rapportée d'Australie en février 2009

Une bonne inertie de la maison dans un bâtiment permet de limiter les dépenses énergétiques (chauffage et refroidissement). L'eau est l'élément qui possède le plus d'inertie (elle stocke et diffuse la chaleur pendant longtemps).
Un dispositif innovant consiste à inclure dans la façade sud (ou nord dans l'hémisphère sud) un large réservoir d'eau. Ce dernier peut être relié au toit pour stocker l'eau de pluie.
Le rayonnement direct du soleil réchauffe l'eau qui diffuse lentement la chaleur.
En été (moindre inclinaison du soleil), un large débord de toit permet d'éviter le rayonnement direct sur le réservoir. On peut imaginer utiliser cette eau pour arroser le jardin et ainsi vider le réservoir. Ces actions ont pour effet de stopper la fonction de chauffage passif du réservoir.
Sur la photo, le réservoir est disposé sous la fenêtre comme un canapé chauffant pour les soirée d'hiver. Sympa !
19:28 Publié dans Boîte à outils | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, chauffage passif, inertie mobile, eau
04 mars 2009
Eco-habitat australien privé, public et commercial
du 12 février au 4 mars
Nombreuses rencontres éco-habitat
Après Sydney, où nous retrouvons la joyeuse coloc de Jess, Jack, et Kate, nous partons vers le nord et le Queensland.
Le premier arrêt s'opère à Armidale où nous retrouvons des amis, Fiona et Alex. La surprise est qu’ils viennent tout juste d'acheter une maison dont les murs sont faits de pneus recyclés, une découverte étonnante.
Cette maison, petite et à moitié sous terre n'a rien à voir avec la maison australienne.
Avec une moyenne de 250 mètres carrés, la maison australienne est en générale de plain-pied. Son toit à une pente faible et de larges débords de toit qui permettent de se protéger du soleil et qui lui donne un aspect aplati.
L'utilisation de cuve de récupération de l'eau de pluie est récente mais se retrouve aujourd'hui presque partout en campagne et parfois en ville quand la réglementation le permet. Cette eau est ensuite utilisée pour le jardin, la chasse d'eau, la douche et même l'eau potable. Les panneaux solaires sont quant à eux beaucoup moins répandus.
Il existe peu d'habitats collectifs en Australie. Ainsi les banlieues se développent sur des superficies importantes où la voiture est souvent obligatoire. L’Australie, comme les États-Unis, est un des pays les plus énergétivore.
Nous continuons notre route vers le nord, pour rencontrer Chantal TULLIEZ et Chris WALTON de l'Eco-village de Currumbin (www.theecovillage.com.au) . Un accueil sans pareil nous est réservé. Nous visitons de nombreuses maisons toutes orientées au nord (nous sommes dans l'hémisphère sud les maisons solaires doivent être orientées au nord), avec des panneaux solaires et photovoltaïques, des cuves de récupération de l'eau de pluie, etc. Ces maisons sont toutes construites avec 50% de matériaux recyclés et seulement certains matériaux sont autorisés. De plus, elles disposent d'un système électronique sur la consommation d'énergie, qui permet aux habitants d'avoir une lecture plus claire de leur consommation. Ici, les chiens et les chats ne sont pas autorisés, pour privilégier la faune sauvage et l'air climatisé n'est pas nécessaire sous ce climat tropical grâce à une bonne ventilation naturelle.
Sur leur conseil, nous nous rendons dans la zone commerciale de Currumbin pour découvrir l'usine de production de Rockcote (peinture bio et naturelle). Ce bâtiment commercial, est entièrement auto-suffisant en eau et en énergie et produit même des fruits et des légumes.
Prochaine étape Noosa, pour passer une soirée avec Roger et Nick, deux constructeurs, que nous avions rencontré lors du chantier en Paille de Ganmain. C'est le temps de découvrir les alentours magnifiques et d'apprécier les joies du surf.
Ensuite, nous nous rendons à Crystal Water, un des premiers éco-villages s'étant attaché au concept de permaculture. Nous y rencontrons une communauté qui semble épanouie lors d'un concert bien sympathique.
Voilà, il est maintenant temps de rentrer sur Sydney pour rendre notre camper van.
Sur la route nous nous arrêtons pour partager un magnifique repas chez Pascal et Pascale GOUX, passionnés d'écologie. Ils cherchent à construire une maison écologique mais se heurtent actuellement à la législation australienne.
Avant de terminer ce beau tour d'Australie, nous sommes invités dans les Blue Mountains, que nous découvrons avec grand plaisir au coté de Mirta et Mark.
Avant de prendre l'avion pour Portland, où nous serons volontaire au Rebuilding Center, une dernière rencontre est prévue pour visiter le Nalawala Community Hall, bâtiment public en paille, auto suffisant en eau et en énergie.
22:07 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : australie, queensland, noosa, blue mountains, nalawala community hall



