27 septembre 2008

Le PUG [Plan Urban General]...

... un outil pour préserver et valoriser
le patrimoine paysager et architectural
du Parc Naturel des Montagnes du Maramures.

0093.jpgINTBAU Petrova urban planning – Maramures, Roumanie

 

 

 

0456.jpg« Les Monuments historiques, constructions traditionnelles et artisanales d'Europe centrale et de l'est représentent plusieurs siècles d'un patrimoine culturel et humain unique et précieux. Dès lors, leur protection et leur valorisation constitue un besoin fondamental »

Extrait du colloque international de protection et de promotion du patrimoine d'Europe centrale et de l'est –

INTBAU Sibiu Memorandum. 25-26 septembre 2007.

 

Eglise traditionnelle en bois – Musée d'architecture de Sighet Marmatei,  Maramures.

 

 

Les traditions, les savoir-faire, le paysage et l'environnement construit du Parc naturel du  Maramures, au nord-est de la Roumanie, sont fortement marqués par l'utilisation du bois: « une civilisation du bois » diront certains. Ces formes de constructions vernaculaires encore visibles dans de nombreux villages, harmonieusement intégrées aux paysages, porteuses d'identité, sont menacées... Depuis les années 1990, le développement urbain en Roumanie, notamment dans le Maramures est spontané et sans contrôle.

En effet, aujourd’hui on n’hésite pas à raser les anciennes maisons de bois pour en édifier de nouvelles, selon des modèles principalement venus d’Europe de l’ouest. De nouvelles constructions et de nouveaux matériaux standardisés apparaissent.

Devenus le symbole d’une réussite sociale, cette nouvelle forme de bâti affecte la physionomie et l’identité du territoire. Chargé du développement durable de son territoire et de la valorisation de son patrimoine, le directeur du PNMM (Parc naturel des montagnes du Maramures) propose d’intervenir au niveau architectural et urbanistique. Il décide d’intégrer dans les plans locaux d’urbanisme de nouvelles recommandations en faveur de la sauvegarde du patrimoine architectural. A cette occasion, Laura Zaharia, architecte, propose d’impulser la dynamique en organisant un partenariat avec INTBAU (International Network for Traditionnal Buildings, Architecture and Urbanism). Il s’agit d’ une part, d’intégrer dans les plans d’urbanisme des villes et des villages, des recommandations en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine bâti et d’autre part, de concevoir un guide-conseil sur l’architecture vernaculaire des Maramures des citoyens et des élus.

 

Une commune entre tradition et modernisme 

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Pétrova, une commune de 2800 habitants est désignée, pour une première initiative. Les élus ont en effet déjà commencé à travailler sur un document d'urbanisme. De plus, cette ville  présente un modèle de développement urbain assez représentatif de la région : positionnée en fond de vallée encadrée par de hautes montagnes, un axe routier principal concentre la vie et les activités marchande de la commune; de nombreuses maisons à vocation agricole sont étalées dans la montagne; la tradition côtoie les nouvelles constructions; les résidences secondaires commencent à fleurir; les échanges sont complexes et incessants entre vallée, montagnes, gare ferroviaire, etc. 

 

Travailler sur un plan d'urbanisme selon INTBAU

INTBAU propose de mettre en œuvre une méthode de travail participative. Tous les participants, invités ou volontaires (étudiants des écoles d'architecture de Cluj-Napoca et de Bucarest, architectes, géographes, anthropologue et développeurs...) sont repartis par groupes thématiques. Une première réunion permet de fixer le contexte local et d'introduire les documents légaux en présence du maire, des représentants du Parc et des professeurs de l'école de Petrova. Conscients de la problématique, comment développer le village et moderniser les habitations en préservant et en valorisant le patrimoine architecturale et paysager, il s'agit notamment pour chaque groupe de comprendre  respectivement :

       Mobilité et connectivité : les relations entre les lieux, les points forts, les lieux d'échange, de service et de rencontre, etc. 

       Typologie architecturale : l'organisation des parcelles, les typologies et les spécificités architecturales du bâti.

       Enquête publique : la vision des habitants, leur démarche, leurs avis sur le développement urbain et économique de Petrova. 

       Transect : l'occupation du sol, l'histoire architecturale, la croissance et l'évolution urbaine.

       Développement économique : les possibles orientations de développement économique en lien avec les ressources locales.

Dans un premier temps, chaque groupe a présenté le résultat de ses travaux et son regard spécifique, aux autres groupes, puis aux élus. Chaque analyse est devenue alors, matière à discussions et a donné lieu à des corrections, annotations et vérifications sur le terrain.  

 

0214.jpgUn rendu intermédiaire publique a permit d'une part, de montrer à la population pourquoi depuis quelques jours, des visiteurs s'agitent et griffonnent dans le village et d'autre part, d'élargir le champ des attentes de la population.

Le déroulement de ces différentes étapes et la mise en œuvre d’un processus participatif  pluridisciplinaire très dynamique et très bien orchestré ont permis d’arriver a des propositions précises pour le PUG de Pétrova, en accord avec le Parc et les autorités locales. Des pistes ont également été identifiées pour accompagner le développement durable du village, notamment économiques : avec la création d’une fabrique de « Maison du Maramures », de « champignons séchés des montagnes du Maramures », etc. L’éventail des éléments recueillis devrait également aboutir à la prochaine édition d’un guide conseil (pattern book) à destination des élus et des habitants. On devrait y retrouver de nombreux conseils pour faire évoluer la maison traditionnelle, tout en conservant le style, les proportions et le caractère de Pétrova.

0668.jpgFort de leur coup de crayon… ou de leurs idées, les participants ont préparé une brillante exposition pour « faire passer le message » en vue du rendu publique final. Cet événement a fait salle comble et fut l’occasion d’une fête à la gloire de Pétrova. Ce nouvel engouement de la population pour son patrimoine architectural et paysager laisse espérer un développement futur de Pétrova qui préserve cet art de vivre à la roumaine et permet une conscience grandissante de leurs richesses patrimoniales. Pour le directeur du Maramures, l’exemple est le meilleur moyen d’avancer. La dynamique est impulsée, il reste sept autres PUG à réaliser et de nombreuses personnes à convaincre…

 

Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Août 2008

 

Contacts et informations :

http://www.intbau.org/maramurescharrette2008.htm

11 septembre 2008

Salon de la Mode Ethique

 

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Parce qu'il faut se loger mais aussi s'habiller, venez découvrir « le salon de la mode éthique » qui se tient à Paris du 9 au 12 octobre au Carrousel du Louvre.

Dans ce mouvement (pour l’heure-hélas-marginal), on s’insurge contre la culture intensive du coton qui utilise des polluants et consomme beaucoup d’eau, on abolit les métaux lourds pour le tannage, on utilise des fibres naturelles, on recycle ; bref, on tente de limiter la facture environnementale.

Mais en tout premier lieu, on se bat pour rétribuer la main-d’œuvre plus équitablement…

Un régal aussi pour les yeux et l’occasion d’apprécier le travail de jeunes créateurs…

 

 

http://www.ethicalfashionshow.com/efs1/accueil.html

 

09 septembre 2008

Russie, Sibérie

Traversée ferroviaire deuxième partie,
de Irkoustk à Vladivostock
en passant par le lac Baikal
du 25 août au 8 septembre.

Le lac Baikal, l'île d'Olkhon et les steppes

Plus profond lac du monde, le Baïkal est aussi une des plus grande réserve d'eau douce de notre planète. Conscient des enjeux environnementaux, le gouvernement Russe à protéger la plupart de ses côtes. Le lac reste cependant menacé par diverses pollutions.

Aussi appelé « la petite mer » par les locaux, nous nous interrogeons sur les différences entre un lac, une mer et un océan? Nous n'avons pas encore de réponses, avis aux amateurs d'eau douce ou d'eau salée !

Nous logeons au Nikita guest house (contact : http://www.olkhon.info/fr/), qui est le moteur touristique local. On partage nos journées avec des nouveaux copains français (jöelle, Charlotte, Elsa, Michaël et la petite Zelie) investis dans l'habitat écologique ! C'est quand même chouette !

 

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Attachés à leur île, les responsables tentent de préserver l'identité locale et de la faire découvrir aux nouveaux venus. Les maisons sont en bois, décorées par un artiste local, les repas sont fait principalement des poissons du Baïkal...

Sur cette île, nous découvrons la côte, les steppes, la forêt sibérienne et le bonheur de les arpenter à vélo.

 

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Les Bouriates

Un peuple nomade divisé par des frontières politiques... Russes, Mongols et Kazakhes. Animés par des croyances chamaniques (animistes) ou convertis au bouddhisme, le lac Baïkal et surtout l'île d'oklhon représente pour eux, l'un des 5 pôles mondiaux de l'énergie chamane. Où sont les autres on ne sait pas ...

« Avis aux amateurs ! Nous sommes preneurs ! »

 

Nomade donc, avant que les Russes ne colonisent la Sibérie, ils vivaient dans une structure hexagonale ou cylindrique composée de perches recouvertes de broussailles et de terre : les « aïl » ... ou encore dans des maisons-tentes ronde recouverte de feutre : les fameuses « yourtes ».

On retrouve ces habitations adaptées à l'air moderne... elles sont devenues gîtes touristiques, boutiques de souvenirs ou encore Cyber-café.

Aujourd'hui, les Bouriates sédentarisés, vivent dans la maison russe : l'Isba.

 

L'architecture sibérienne ou l'Isba

L'Isba ressemble à la maison en bois traditionnelle Roumaine ou Croate. Structure en bois massif de type « fuste » (tronc plein rond) ou « poutre » (tronc taillé et carré), elle arbore cependant des fenêtres plus grandes aux milles couleurs très caractéristique.

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Ces fenêtres tout comme les débords de toit sont sculptées parfois de manière si sophistiqué que l'on parle de « dentelles de bois ».

Il est rare de trouver des Isbas en bon état. Leur entretien est onéreux et leur image renvoi au passé... On leur préfère souvent le béton !

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Le Transsibérien de Irkoustk à Vladivostock (2 ème étape)

Tout chargé de pure énergie, nous repartons pour plus de 74 heures de train. Cette fois nous partageons notre cabine avec Victor, un Russe de Khabarovsk et Jeong un jeune coréen qui rentre chez lui, après un an de voyage en Europe. Les paysages sont beaucoup plus attrayant, le train longe le Baïkal sur plus de 200 km. Arrivent enfin les montagnes pour varier les plaisirs. Nous longeons de nombreuses rivières et traversons l'Amour, un des plus grand fleuve du monde.

 

Plus vite que nous nous l'étions imaginé, nous voici sur le pacifique...Vladivostok! Nous serons bientôt au pays du soleil levant, où nous reprendrons les vélos pour gravir et découvrir les Alpes Japonaises.

08 septembre 2008

Découvertes en Ukraine, Russie, Sibérie

Traversée ferroviaire première partie,

de Moscou à Irkoustk

Entraînement

Gare de Bucarest, il est 5h30. Nous nous apprêtons à un premier entraînement important : 29h jusque Kiev, capitale de l'Ukraine puis 17h jusque Moscou.

C'est à bord d'un train russe que nous quittons la Roumanie. Samovar, hôtesses dans chaque wagon, écriture cyrillique, on ne s'y trompe pas !

Saviez-vous que le WWF (petit panda) s'occupait d'architecture écologique? Nous non! Notre compagnon de wagon, directeur du secteur Carpathes-Danube nous en informent. Il vient tout juste de participer à une rencontre sur Bucarest concernant le développement futur de l'habitat écologique, heureuse rencontre!

Le train sera immobilisé puis soulevé à la frontière Ukrainienne pour changer le jeu de roue, dans tous les pays de l'ex-URSS la largeur des rails est plus grande qu'en Europe.

Contrôle des passeports en plein milieu de la nuit, ça y est nous sommes en Russie.

 

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Moscou

Nous apprenons à la dernière minute qu'une famille est prête à nous accueillir quelques jours (www.hospitalityclub.org). Alina, Elina et Valentina – toutes adorables et accueillantes – nous facilitent la vie et nous font découvrir leur ville et un peu de leur culture. Nous partageons en leur compagnie ambiances raffinées et quartiers populaires.

 

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3 jours à travers une ville de plus de 10 millions d'habitants, difficile de s'orienter : carte en caractère latin, nom de rue en cyrillique.

 

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Le transsibérien, de Moscou à Irkoustk (1ère partie)

Le Transsibérien est un des plus grand chemin de fer du monde, 9289kms de Moscou à Vladivostok. Cette fabuleuse entreprise débuta en 1891 pour être mis en service dés 1896 sur  la partie ouest.

Plusieurs raisons motivent l'état soviétique à se lancer dans un tel chantier :

  - Offrir des terres aux paysans de Russie qui meurt de faim,

  - Favoriser le développement industriel et économique de la Sibérie tout en permettant de faciliter l'exploitation des immenses ressources de ce territoire: bois, minerais, gaz, pétrole....

  - Montrer aux autres pays que la Russie est techniquement en capacité de réaliser une telle entreprise

Loin d'être des plus simple, traversant des territoires immenses, peu peuplés, fait de zones humides et de forêts (la Taïga), est d'un climat continental extrême, le transsibérien sera une réelle réussite sur tous les plans.

Aujourd'hui, il est très prisé, tant par les touristes que par les Russes, Biélorusses et Ukrainiens qui rejoignent leur famille le temps des vacances ou vont travailler.

 

0005.jpgIl est 21h, un peu ému, c'est à notre tour de monter dans ce train mythique.

Rapidement nous faisons la connaissance de nos compagnons de route : un jeune vietnamien qui rejoint de la famille et un russe qui se rend dans le grand nord (au delà du cercle polaire) pour travailler. Si nos échanges sont limités, ils s'avèrent beaucoup plus chaleureux et surtout moins monotones que les paysages. La Taïga nous lasse vite, forêt de pins, forêts de bouleau, zone humide, forêt de bouleau, platitude....et parfois la présence d'un village.

 

 

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Pourtant, à chaque arrêt du train, c'est un vrai plaisir de découvrir les chariots des marchandes qui dévoilent de nouvelles spécialités locales : poissons séchés, petit beignets et mets indéfinissables!

Les 76 heures passent vite, et nous voici au petit matin du 4 ème jour à Irkoutsk.

Il fait 5°c, nous n'avons pas dormi de la nuit  du fait des 5 heures de décalage horaire qui nous séparent de Moscou. Nous sommes en Asie, les visages ont changé, les yeux se sont étirés, les pommettes sont plus prononcées.

Les yeux encore un peu endormis, nous quittons la gare à la rencontre de ce nouveau coin du monde...!

  

 

01 septembre 2008

Rénovation d'une maison traditionnelle et découverte du delta du Danube

Rénovation roumaine : démonter, transporter et reconstruire

8 heures du matin, Retro youth hostel, Cluj-Napoca... La Dacia de Dan Moisa pétarade dans la rue. Il est l'heure d'embarquer. Nos sacs sont solidement attachés sur le toit, nous reprenons nos habitudes « cramponner les portières surprises ».

 

7924.jpgQuelques heures plus tard, nous sommes toujours cramponnés aux portières, la voiture est recouverte de poussière et le pot d'échappement ficelé au pare choc ! Nous sommes (en avance ?!) au point de rendez-vous.

De retour dans les Apuseni, il s'agit cette fois-ci de rénover une maison traditionnelle dans le cadre d'un projet porté par le « Clubul Montan Apuseni » à vocation éco-touristique.

Une vingtaine de volontaires de « Peace Corp » (organisation américaines) arrivent en mini-bus, d'autres bénévoles et amis du club arriveront tout au long de la semaine.

Le défi consiste à démonter une maison, transporter toutes ces pièces et à la reconstruire à proximité du chalet du club (cf reportage).

 

Le groupe de joyeux volontaires déplacent des tonnes, le maître artisan, hache à la main et compas dans l'oeil s'active... Nous cherchons à comprendre s'il s'agit  de techniques ancestrales, d'adaptation ou de pur improvisation ! Une semaine plus tard, la structure de la maison est terminée. La prochaine étape devrait permettre de réaliser la toiture en chaume. Chacun repart enrichit de cette semaine couleur locale, couleur montagne.

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La roumanie en diagonale :

L'aventure continu sur un autre rythme. Au menu de cette mélodie ferroviaire, Sighishoara « ville saxonne » classée au patrimoine mondial, la traversée des majestueuses Carpathes « fin de la transylvanie » puis arrivé à Bucarest « la mauvaise réputation ». Alex et Valentina, nos amis roumains nous attendent. Nous avons la chance de découvrir la capitale en V.O. Au fil des rues, anecdotes et petites histoires rythment nos découvertes.

 

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Delta du Danube et courts métrages :

Invité à découvrir le 5ème festival international du film indépendant, nous embarquons sur un bateau à destination de Sfântu Gheorghe, petit village de pêcheurs à l'embouchure du Danube. Ici tout le monde connaît Cousteau pour les travaux qu'il a mené en faveur de la reconnaissance de la valeur écologique et patrimoniale du delta.

 

 

 

 

0398.jpgMais ce n'est pas pour visionner les histoires de la Calypso que nous sommes là. Hébergés dans un large complexe touristique étonnamment bien intégré au tissu architectural et paysager, nous découvrons des maisons aux toitures de roseaux et... profitons des plaisirs de la plage, des poissons grillés, des nuits blanches devant la toile... Que c'est bon !

 

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... Retour à Bucarest... Fin de cette belle aventure roumaine!

Dans trois jours, nous seront en Russie. 

 

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