13 avril 2009
Décorer un toit ou une façade en bardeau...
Le bardeau (aussi appelé « tavaillon » ou « ancelle ») est une planchette de bois qui sert de revêtement aux toitures et façades.
Utilisé traditionnellement, il est aujourd’hui à la mode, car il offre à la fois authenticité, esthétisme, durabilité, confort hygrométrique et acoustique et respect de l’environnement, des paysages et du patrimoine.
Les toits en bardeau peuvent prendre, d'une région à une autre, de multiples textures et apparences, selon la taille, l'épaisseur, la forme et le type de bois utilisés.
Généralement, on appose 2 à 3 couches de bois, et ceci pour une durée moyenne d'une vingtaine d'années. La dernière couche, extérieure, peut-être décorative.
On a pu remarquer qu’il existe plusieurs techniques de pose, en quinconce, se chevauchant…
Un bardeau fin pourra prendre des formes arrondies donnant au toit un aspect charmant.
Voici en image quelques toits en Roumanie et au Japon.
2/ Toit bardeau décorée d’un porche, Maramures, Roumanie.
3/ Toit bardeau décorée d’une église, Maramures, Roumanie.
4/ Toit bardeau d’une maison, chevauchement alterne, Maramures, Roumanie.
5/ Toit bardeau vieilli d’une maison, Maramures, Roumanie.
6/ Toit, Kyoto, Japon.
7/ Toit bardeau décorée d’une église, Apusenis, Roumanie.
Pour plus d'informations :
Site : http://www.archilibre.org/materiaux/bardeaux/bardeaux.html
Sur le métier de tavaillonneur en Savoie : http://www.toiture-tavaillon.com/
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29 novembre 2008
Toitures végétales japonaises
« Vous qui marchez sans les voir »

Les toitures végétales
Les premières toitures végétales remontent à la préhistoire. On retrouve chez nos voisins scandinaves et européens de nombreuses formes de construction traditionnelle utilisant des toitures végétales. Le principe consiste à déposer un épais mélange de terre avec des végétaux enracinés permettant ainsi une bonne isolation du bâti. Longtemps considéré comme marginale, le développement de cette technique fait aujourd'hui de nombreux adeptes dans le monde entier. Les enjeux environnementaux de ces dernières décennies ont relancé l'intérêt pour cette technique.
Il existe trois types de toitures végétales : intensive, semi-extensive et extensive, selon l'épaisseur du substrat, le type d'espèce arboré ou végétale planté et son mode d'arrosage ou d'entretien. L'exposition, la pente et la situation climatique imposent des adaptations. La structure porteuse d'un toit végétalisé est généralement recouverte d'une couche d'étanchéité, d'une couche de drainage ou de filtration, d'un substrat de croissance et enfin d'une couche végétale.
Les avantages, destinés tant aux propriétaires qu'à l'environnement urbain, sont multiples. En effet, une couverture végétale permet de réduire le ruissellement des eaux, de filtrer les polluants atmosphériques contenus dans les eaux de pluie, de réduire la consommation énergétique (une bonne isolation c'est moins de chaleur en hiver et moins de climatiseur en été) et de réduire les îlots de chaleur.
Les toits verts nécessitent cependant des aménagements spécifiques pour supporter le poids des eaux après un orage et sont mal adaptés aux fortes pentes.
Plus de 60 arbres plantés à l'étage.
Cour intérieure de l'International Exhibition Center de Tokyo.
Les métropoles du Japon sont sujettes à un développement fulgurant. Manque d'espace, îlots de chaleur, multiplication des appareils de refroidissement, qualité de vie, qualité de l'air : autant de problématiques auxquelles le gouvernement et les municipalités doivent faire face.
Profitant des espaces non utilisés, soit généralement en haut des bâtiments, les toitures et les façades végétales se développent. Un véritable bol d'air pour les milieux urbains... et leurs citadins.
Des choix politiques (exonération, incitation et restriction)
De nombreux programmes voient le jour du nord au sud du Japon. En 2000, le gouvernement japonais met en place une politique incitative visant à reverdir les zones urbaines. Une réduction de 50% sur les taxes foncières en vigueur peut être accordée pendant 5 ans. Plusieurs quartiers et secteurs urbains sont désignés.
A ces mesures s'ajoutent les orientations locales d'aménagement. Par exemple, la ville de Tokyo initie dès 2000 les premières orientations spécifiques aux toitures végétales. Elle impose pour les constructions de plus de 1000 m², soit à verdir au minimum 20% de l'espace inutilisé de la toiture du bâtiment, soit à aménager au sol ou sur les façades une zone végétale équivalente.
Le non respect de ces mesures conduits à des amendes financières. En 2002, la ville d'Osaka met en place une politique incitative en proposant des avantages financiers lorsque ces espaces verts sont rendus accessibles au public.
Recherche et développement
Dans ce contexte où les enjeux environnementaux sont autant économiques que sociaux, de nombreuses entreprises se spécialisent et développent de nouveaux produits standardisés aux caractéristiques testées et reconnues. Les toitures végétales deviennent de plus en plus légères1, faciles à entretenir, adaptées aux variations du climat, etc.
Intégrée dès la conception du bâtiment, une toiture végétalisée sera indéniablement plus performante. Toutefois ,plusieurs systèmes (station d'arrosage automatique, tapis pré-végétalisé, etc.) permettent d'introduire une toiture végétale sur un bâtiment existant.
DAIWA house propose par exemple, un système permettant de fixer une couverture végétale sur les toitures standards des grands hangars industriels.
Centre d'expérimentation de DAIWA house. Nara.
Le groupe japonais Suntory, présente un sol artificiel plus spongieux, solide, et léger que la terre. Seul 450 grammes de ce matériaux pourrait renfermer autant d'eau qu'un kilo de terre (Dépêche AFP : 26/02/08).
Quelques exemples
Surnommée la colline d'Osaka, le Central Gymnasium offre un îlot de verdure aux promeneurs. Entre les arbres et les pelouses, on oublierait presque que l'on marche sur l'un des plus grands complexes sportifs du Japon.
Toitures végétales des résidences de Setagaya Ward. Tokyo
Eco-Quartier labellisé CASBEE.
Un promontoir idéal pour comtempler le détroit.
Toiture végétalisée du marché au poisson de Shimonoseki.
Tout en améliorant la qualité de vie, ces pratiques écologiques sont un formidable moyen de tirer profit des espaces urbains non-utilisés... Il paraît même que certains en profiteraient pour faire du sommet de ces buildings leurs potagers !
Auteurs
Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Octobre 2008
Association « Des vies et des idées... d'ailleurs »
(blog et site)
Informations
Toitures végétales : cf. Wikipédia, l'encyclopédie libre
1Les constructions japonaises sont soumises à une réglementation stricte en raison du risque sismique.
NB : n'oubliez pas de donner votre avis via le sondage ci-dessous !
13:27 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, toitures végétales, casbee
23 novembre 2008
« Kobunaki »
Le premier écovillage japonais tourné vers le grand public
Reportage à Omihachiman, Préfecture de Shiga, Japon
Implanté dans une agglomération de près de 70 000 habitants, Kobunaki, le premier écovillage japonais, propose en lien avec les collectivités, les entreprises et les producteurs de la région, un nouveau mode de vie pour le grand public. Selon un concept original, ce projet ambitieux vise à accueillir 370 familles d'ici trois ans. Lors de notre visite en octobre 2008, ce n'est encore qu'un quartier résidentiel en construction, avec des maisons-témoins, des grues, des camions et des ouvriers qui s'activent...
Un enchaînement rapide
L'aventure commence en 2000, lorsqu'un architecte, Takashi Akimura, rencontre un professeur de politiques environnementales, le Professeur Niren. Convaincus que des initiatives communautaires locales sont porteuses de solutions durables, ils se lancent dans la création du premier écovillage au Japon. Associés à plusieurs experts et membres du GEN (Global Ecovillage Network) puis à des chercheurs, universitaires, associations, collectivités, entreprises, constructeurs, (etc.) élargissant sans cesse le processus de concertation, ils définissent les grandes lignes d'un premier projet.
En 2002, la société Chikyunome, acquiert 15 hectares de friches agricoles sur la commune de Omihachiman. Présenté en 2003 aux autorités locales et préfectorales, le projet est retenu pour s'insérer dans les politiques de développement local. Dans les deux années qui suivent, un plan de développement et d'aménagement est approuvé. En 2006, les travaux débutent. Les premiers résidents s'installent en 2008.
Un fonctionnement original
Le point clé de la réussite d'un tel projet réside, selon Tomomi Takada, chargée du développement communautaire de l’écovillage, dans l’organisation institutionnelle.
Une société privée, Chikyunome, propriétaire des 15 hectares, s'occupe de la vente des parcelles aux particuliers et aux constructeurs. Les 13 employés orientent les entreprises et les producteurs locaux, s'occupent du suivi des projets et veillent au bon fonctionnement de la communauté. Ils doivent être consultés préalablement à la demande de permis de construire.
Une ONG (Ecomura) organise des séminaires et des ateliers de façon à faciliter la mise en oeuvre au quotidien d'un mode de vie durable. Elle s'occupe également du travail en réseau et des échanges d'expériences au Japon et à l'international.
Une nouvelle institution est initiée en 2003, le « conseil promotionnel préfectoral de Kobunaki ». Elle regroupe la préfecture de Shiga, la commune de Omihachiman, divers organismes du secteur agricole, la société privée Chikyunome, et l'ONG Ecomura. Au terme de deux années de concertation, les différentes réunions thématiques entre les membres de ce comité et les nombreux acteurs du projet ont permis d'aboutir à un programme de 23 actions et d'intéresser les investisseurs (fonds IRS, banques, sociétés privées, etc.).
Ainsi cet écovillage bénéficie d'un plan de développement et d’aménagement (Kobunaki masterplan) adossé à un code paysager environnemental et social (Kobunaki Ecovillage Design Code). Ce dernier est constitué de 10 chapitres à destination des particuliers et des professionnels. Actuellement géré par Chikyunome, il devrait à l’avenir être géré par la communauté de résidents. Le « Masterplan », quant à lui, assure la cohérence du projet avec les normes réglementaires. Il prévoit notamment pour les espaces communautaires et privées, la taille, la forme des parcelles, le type de construction ainsi que leur agencement les uns par rapport aux autres et les raccords aux réseaux de distribution (eau, électricité, etc.). En outre, il est prévu des arbres fruitiers sur tous les espaces verts pour créer un « paysage à croquer » et des potagers entre chaque maison.
Concrètement, les habitants, propriétaires d'une parcelle de terrain pourront bénéficier de nombreux avantages. Idéalement situé, routes et pistes cyclables relient les principaux services et lieux de détente de l'agglomération (écoles, gare, hôpital, centre ville, lac, etc.). Un résident pourra bénéficier, notamment via les filières municipales et préfectorales, du bois d'oeuvre local, de matériaux recyclés, composteurs et récupérateurs d'eau de pluie à des prix intéressants. Marchés et boutiques de produits biologiques, séminaires et ateliers d’écologie pratique, devraient leur permettre de mettre en oeuvre un mode de vie sain et durable au quotidien. Jardin et bâtiment communautaires sont également prévus pour échanger et laisser exprimer sa créativité.
Des maisons écologiques sur catalogue
Le marché de la construction japonaise présente une importante proportion de matériaux écologiques. En effet, depuis les années 70 et la première crise pétrolière, la course à l'efficacité énergétique s'est développé et ce secteur est devenu compétitif.
Actuellement, 10 constructeurs sont respectivement associés à un ou plusieurs lots de parcelle. Un éventuel acheteur peux donc choisir l’emplacement qu’il désire ou choisir une maison sur catalogue dans une gamme souvent spécifique à l’écovillage. Une auto-construction peut également être envisagée si les critères du « design code » sont respectés. On retrouve parmi les constructeurs, certains industriels japonais spécialisés dans ce domaine tels que Misawa et Panahome, et une majorité de constructeurs locaux.
Généralement moins sensibles à ces problématiques, ces derniers ont saisi l'opportunité et expérimentent aujourd'hui une nouvelle gamme de maison. Kobunaki présente donc un bel éventail de ce que l'on peut entendre par « construction écologique » au Japon. Selon sa sensibilité et son portefeuille, il est possible de choisir parmi des maisons passives, avec ou sans toitures photovoltaïques, des maisons à ossature-bois anti-sismique, des matériaux naturels et recyclés pour les intérieurs, etc.
Quelques exemples de maisons présentes à Kobunaki :
(© Kobunaki-Ecomura)
Un modèle reproductible ?
Confronter les valeurs d'un écovillage aux réalités administratives, économiques et sociales pour s'ouvrir à un large public devrait pouvoir faire école. Il aura fallu faire des compromis, dessiner plusieurs fois les plans et s'entendre avec les autorités locales. Néanmoins, cette initiative exemplaire montre bien qu'il est possible de trouver des intérêts partagés dans un tel projet. Ce travail devrait d'ores et déjà inspirer la création de projets similaires, voire dans quelques années, devenir une référence en la matière.
Auteurs :
Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Octobre 2008
Association « Des vies et des idées... d'ailleurs »
www.eco-habitat-tour.org
Contacts et informations :
http://www.chikyunome.co.jp/en/
http://www.kobunaki-ecomura.com/ (en japonais)
12:00 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écovillage, kobunaki, japon, gen, omihachiman, ecomura, chikyunome
25 octobre 2008
Japon côté villes, côté littoral et quelques secrets...
Carnet de route de la première quinzaine d'octobre.
Après les Alpes Japonaises, que nous aurons arpentées pendant plus de trois semaines, nous rejoignons chacun de notre côté, la ville.
Amandine est volontaire une semaine près de Chino, dans un lieu où la construction de maison en bois recyclé est l'art d'Haseyan, le propriétaire. Elle fait aussi ses premiers pas dans les champs humides pour la récolte du riz. C’est avec Elisabeth qu’elle passe quelques jours à Tokyo, métropole de plus de 34 millions d'habitants où l'on ne sent pas oppressé même si chaque centimètre carré est occupé. Dans cette ville tout est nouveau ; son histoire tragique - détruite en 1923 par un tremblement de terre puis en 1945 - lui permet aujourd'hui d'innover dans le bâtiment. Pourtant ce n'est que récemment que la ville se construit en hauteur. Pas facile pour Amandine d'avoir des contacts sans parler japonais ; elle visite toutefois un eco-quartier certifié par CASBEE.
Quant à Jérôme, après quatre jours en solitaire sous la pluie, il rejoint Kyoto par le « périph » en pleine nuit et retrouve avec bonheur ses amis et un tatami bien sec pour la nuit. Miho, Hisachi et Cho lui font découvrir un peu plus de leur culture et se font même passer pour des adhérents de l'association afin d'avoir quelques rendez-vous avec des professionnels du bâtiment. Kyoto est l'une des seules villes japonaises qui ne fût pas touchée par les bombardements de la seconde guerre mondiale. On y retrouve la plupart des trésors nationaux du pays, de nombreux temples, dont les plus grand édifices de bois voire les plus anciens du monde. Jérôme découvre aussi Osaka, et ses toitures végétales, ainsi qu'un éco-village à la japonaise qui propose au grand public une manière de vivre plus écologique.
Après le Japon côté montagne et côté ville, nous nous retrouvons et partons à la découverte du littoral pour rejoindre Shimonoseki à vélo. Nous passons à Beppu, capitale des « onsens »*, où nous nous adonnons avec grande joie aux coutumes locales.
Arrivés a Shimonoseki, nous nous levons aux aurores pour aller découvrir le marché aux poissons. Un peu triste de partir si vite de ce pays aux allures charmantes, nous remontons l'ancre pour accoster en Corée du sud. Pour nous, ce ne sera qu'un court passage avant le Vietnam et nous nous demandons quelles nouvelles curiosités nous allons découvrir au pays du matin calme...

Les onsens
Ce sont des sources chaudes issues des failles de la croûte terrestre. Lieux de détente et de relaxation, ils sont très appréciés des Japonais. Les onsens peuvent être situés à l'intérieur ou à l'extérieur, et construits en matériaux naturels (pierre, bois). À l'intérieur du onsen, la nudité est de rigueur mais ils ne sont généralement pas mixtes. Le Japon est un pays volcanique, ainsi on y trouve des onsens un peu partout dans le pays.
La religion Shintô
Saviez-vous que le drapeau japonais est en fait issu de la religion shintô ? Le drapeau représenterait un soleil blanc – une des divinités shintô - qui protège des invasions (en rouge). La religion shintô recherche le calme et la simplicité et vénère la nature et les animaux. C'est pourquoi de nombreuses montagnes ne sont pas urbanisées, au Japon, elles sont sacrées.
13:27 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : japon, chino, tokyo, kyoto, onsens, casbee, beppu
05 octobre 2008
Accostage au pays du soleil levant
Carnet de route de la mi-septembre
Ça y est... ! Après deux jours de navigation depuis Vladivostok, nous accostons sur les berges du soleil levant, une île aux couleurs d'Asie, de traditions préservées et d'innovations technologiques les plus avancées... le Japon.
Nous arrivons à Toyama, ville industrielle portuaire sur la côte ouest de l'île principale (Honshû). L'idée est de trouver dans un premier temps des vélos pour traverser les Alpes Japonaises réputées pour leurs dénivelés mais aussi leurs maisons de bois et de paille : les « Gasshô-zukuri ».
Il nous faudra deux jours, à tourner-virer dans tous les coins de la ville - au son des feux rouges qui parlent et s'orientant tant que bien que mal entre Kanji, katagana et hiragana (caractères japonais) – aidé par les Japonais toujours prêts à rendre service, pour trouver notre bonheur. On remercie le marchand de vélo qui a passé la nuit à réparer deux vieilles carnes qui tiennent vraiment la route.
On bidouille les vélos et les arçonnent de nos affaires (ce qui nous prend une demi-journée) et nous voilà repartis au rythme de la pédale... le dos et l'esprit plus légers. Nous pénétrons au coeur du Japon qui nous happe littéralement tellement les ambiances sont différentes (Jérôme se prend même un beau poteau à force d'être inspiré et happé par le paysage !). Nous découvrons les temples et les sanctuaires qui sont nombreux, des cimetières aux effigies de pierres sculptées, la récolte du riz, le saké, le soja, les nouilles japonaises et d'autres délices culinaires indéfinissables... les typhons et leur grosses pluies auxquelles nous n'échappons pas, la danse du lion... Nous découvrons aussi les Japonais côté campagne, leur politesse, leur calme, leur gentillesse, et « leur propreté » : pas une poubelle en vue mais le sol est lustré !
A travers les Alpes Japonaises, Takayama-hida, Shirakawa-go et Tsumago-juku ; ces villes sont toutes célèbres pour les mesures de protections qu'elles ont mis en place en faveur des maisons traditionnelles et de leur paysages. Il semble que le slogan national « ne pas vendre, ne pas démolir, ne pas louer » ait émergé dans plusieurs régions du Japon dans les années 60. Nous découvrons l'atmosphère toute particulière des intérieurs (tatamis, papier de soie, portes coulissantes, petits jardins, alcôves, vérandas et murs fins en feuille de riz...), qui jouent de la lumière, du détail et des espaces de manière élégante.
Pour la première fois depuis 5 mois « collé-collé », nous allons prendre chacun un chemin séparé pour une semaine de découvertes en solitaire. Pour Amandine ce sera volontariat, maisons de bois, innovations technologiques et futurisme de Tokyo ; quant à Jérôme, ce sera rejoindre Kyoto à vélo pour retrouver de vieux amis japonais avant de découvrir en leur compagnie un éco-village, Nara et Osaka.
14:17 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : japon, honshu, toyama, alpes japonaises, maisons traditionnelles japonaises, kyoto









