28 juin 2009
On en parle jusque dans le Briançonnais...
21:16 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : publication, australie, mexique
27 avril 2009
"Nalawala", Australie
Bâtiment public en paille, Nalawala, Fairfield
Interview Emma Howcroft_chargée de l'éducation à l'environnement pour la ville de Fairfield
C'est à Fairfield, prés de Sydney, que se trouve le plus grand bâtiment public en paille d'Australie. Cette commune multiculturelle de 15500 habitants, veut montrer l'exemple, montrer que l'habitat écologique est une réelle solution d'avenir. Le hall communautaire Nalawala, qui accueille le public pour de multiples activités (conférences, repas, activités sportives et artistiques,...) permet ainsi de tester différents matériaux tout en éduquant.
C’est a Fairfield, une commune multiculturelle de 15.500 habitants, située dans la banlieue sud-ouest de Sydney, que se trouve le hall communautaire Nalawala (qui signifie “s’asseoir” en Aborigène), le plus grand bâtiment public en paille d’Australie.
Ce projet, initié par la ville de Fairfield en 2005, a été financé en grande partie par la municipalité, et a reçu l'aide de l'État du New South Wales pour la mise en place de panneaux solaires et photovoltaïques, d'un système de compostage avec des lombrics et de réservoirs afin de recycler l'eau de pluie.
Ce bâtiment ainsi qu'une annexe voisine (une serre pour faire pousser des plantes locales) a été construit ballot après ballot, par les résidents de la ville de Fairfield et d’autres volontaires de Sydney, lors d’une session de construction. Durée 3 semaines...
Plus de 400 ballots de paille ont été utilisés pour construire ce hall de plus de 144 mètres carré. Ce sont des “Jumbo” bottes de paille (environ 240/90/80 cm), plus grandes que les bottes normale. Elles ont un pouvoir isolant plus important, ce qui permet au Hall communautaire Nalawala de ne pas utiliser de climatisation ou de chauffage. Si ici, la température descend rarement en dessous de zéro, elle peu atteindre en été plus de 40 degrés. La ville a opté pour une aération naturelle moins couteuse en argent et en énergie.
Le chantier a duré un peu plus de 8 mois. Comme le précise Emma Howcroft, chargée de l'éducation à l'environnement pour la ville de Fairfield, « Nous avons voulu montrer l'exemple a fond. Recycler le plus de matériaux possible. Ce n'est pas compliqué, cela prend juste plus de temps pour trouver des matériaux usagés de qualité. » Au final, les fenêtres, portes, poutres, et les meubles de cuisine, sont de seconde main, tout comme la moquette dans le bureau. Les toilettes sont faites en bouteilles de lait recyclées. Quant aux fondations, elles sont faites à 95% de béton recyclé, produit localement à Fairfield.
Selon Emma Howcroft, « Aujourd'hui les usagers sont satisfaits du hall puisque celui-ci est régulièrement utilisé, et nous accueillons de nombreuses collectivités et particuliers qui visitent le community hall. Toutefois, le travail d'éducation prend ici tout son sens, car utiliser un bâtiment solaire passif n'est pas commun pour tous. Fermer les portes en hiver c'est du bon sens, mais les fermer en été pour conserver la fraicheur du bâtiment, n'est pas une chose évidente pour tout le monde... Mais c'est ainsi, petit à petit que les choses changent. »
Outre le but de devenir un exemple pratique d’éco-bâtiment public, le Hall communautaire de Fairfield à des objectifs de durabilité ambitieux au niveau énergétique. Un panneau solaire pour l’eau chaude, des ampoules à basse consommation et des panneaux solaires photovoltaïques (2kw) lui assure une autonomie électrique.
L’eau de pluie est récupérée et utilisée pour les toilettes. Enfin, le bâtiments n’est pas relié aux égouts et recycle l’ensemble de ses déchets grâce au travail de petits vers de terre...situé sous le bâtiment.
Contacts en Australie et en Anglais:
Fairfield City, Emma Howcroft, Administration center, 86 Avoca Road Wakeley NSW 2176, PO Box 21 Fairfield NSW 1870
Tel : 0297250209, email : ehowcroft@fairfieldcity.nsw.gov.au
Page web : http://www.fairfieldcity.nsw.gov.au
21:21 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, nalawala community hall, batiment, paille
04 avril 2009
« The Christie Walk »
Un éco-quartier au centre d'Adélaïde
Interview de Margaret Rohde – Secrétaire de Urban ecology Australia Inc.
South Australia state – Australia
Passer le porche et entrer dans la cour intérieure de Christie Walk, c'est perdre les repères d'un développement urbain conventionnel... « Christie Walk » démontre à petite échelle ce qu'il est possible de réaliser en milieu urbain pour accroître la qualité de vie et minimiser notre impact sur l'environnement.
«La mise en œuvre de Christie Walk fut une aventure dans laquelle peu de gens sont prêt à se lancer mais qui pourtant, est incroyablement nécessaire… »
Paul Downton, architecte et développeur de « Christie Walk »
Adélaïde est une agréable ville de plusieurs millions d'habitants, un trafic dense le long des multiples voies de circulation forme un quadrillage presque parfait de parcs, d'avenues et de hauts bâtiments vitrés. Respectueux de ce bel alignement, à proximité du marché central, se trouve sur « Sturt street » un porche pas comme les autres ouvert aux visiteurs... « The Christie Walk ».
Une belle mosaïque faite de matériaux recyclés orne le mur de l'allée principale et ouvre sur une cour intérieure fleurie et conviviale. « Nos visiteurs, officiels ou badauds égarés, sont souvent étonnés de ce changement de décors par rapport à ce qu'il est possible de trouver à Adélaïde. On nous compare souvent à un village méditerranéen ou mexicain. Certains nous croient même tout droit sorti d'un décor du « seigneur des anneaux » !
Margaret Rohde, secrétaire de urban ecology devenue guide à l'occasion de notre visite
Composé de 27 appartements, le petit village urbain de « Christie Walk », ainsi nommé en mémoire de Scott Christie, activiste défenseur de l'environnement et des droits sociaux, s'appuie sur une communauté investie de résidents. Propriétaires ou locataires, du jeune couple aux retraités actifs, différentes générations cohabitent. Ce développement urbain et collectif portent les valeurs de Urban ecology australia. Une association non lucrative qui a pour but de sensibiliser aux questions d'écologie urbaine mais également d'apporter des clés concrètes de développement durable dans les aires urbaines. Tantôt local, pour faire par exemple des économies d'énergie, ou installer un chauffe eau solaire, tantôt global pour aider à bâtir un éco-quartier.
Christie Walk représente à petite échelle le rêve porté en 1993 par la compagnie Ecopolis architect : « Halifax ecocity project » qui proposait de requalifier une entière partie d'Adélaïde en un vaste complexe écologique visant à accueillir 800 à 1000 citoyens. Ce projet restera malheureusement inaccompli.
La définition d'une ville durable vue par les architectes d'Ecopolis se distingue des définitions « classique » de ce que doit être une ville durable en présentant le développement urbain comme le réel réservoir du changement à venir et mets l'accent sur le rôle de la communauté. En effet, l'aspect communautaire à Christie Walk est important. C'est d'une part la force d'une communauté que d'aider l'individu à sortir de l'ordinaire et d'autre part dans l'aménagement paysager et les finitions architecturales que ses membres ont la liberté de s'exprimer. A l'image de cette fresque murale haute en couleurs et en volumes, qui, mis bout à bout, raconte l'histoire de ce lieu : de cette ancienne usine d'embouteillage sur les ruines de laquelle vivent aujourd'hui ces hommes et ces femmes qui ont participé à la construction de Christie Walk, de ces enfants qui jouent dans la cour, de l'attrait d'un tel pour le dessin et de celle-ci pour la musique, etc.
Ainsi, ce petit pâté de maisons est composé de 4 blocs principaux reliés les uns aux autres par un sentier ombragé et sinueux.
Christie Walk est plus condensé qu'un développement conventionnel australien. La superficie des surfaces habitables (de 55 à 160 m²) est inférieure à la moyenne australienne. Ainsi, on trouve un bâtiment de deux étages pour 6 appartements, une maison de ville de deux étages, trois pavillons de 1 étage et un grand bâtiment de quatre étages pour 13 appartements et des locaux communautaires (salle de réunion, de jeux, laverie, etc.).
Chaque aménagement et appartement, dessiné individuellement, s'intègre dans un plus vaste ensemble paysager. De nombreux petits patios conviviaux permettent aussi bien de se réunir autour d'un verre que de trouver une certaine tranquillité. Un petit chemin serpente entre les maisons et forme un lien entre les espaces privés et communautaires.
« La forme en L du site ne permettait pas d'adapter toute les maisons selon un concept idéal solaire passif cependant le design général a permis de pallier cette contrainte » explique Margaret Rohde.
Chaque bâtiment possède une bonne inertie combinée à une bonne isolation. Un système de ventilation naturelle permet à l'air chaud de s'échapper tandis que toute les fenêtres sont en double vitrage.
Le climat méditerranéen d'Adélaïde impose aux bâtiment de rester frais en été et chaud en hiver.
Un toit végétal, ou plutôt un jardin communautaire, isole et ajoute aux bâtiment une masse thermique.
La plupart des bâtiments disposent de panneaux photovoltaïques. Les règles d'urbanisme imposent d'être relié au réseau électrique de la ville, ce qui n'a pas empêché de produire au total 5kW d'énergie solaire.
On retrouve différents matériaux (paille, béton aéré) dont le premier bâtiment urbain en paille d'Australie. Les poutres et autres bois utilisés proviennent de plantations ou sont réutilisés, tout comme les pavés au sol. On retrouve également du bambou. Peinture, et revêtements sont également choisis selon des critères de non toxicité. Toutes les maisons sont équipées d'un système de chauffage solaire pour l'eau. De simple ventilateurs facilitent la circulation d'air. Aucun chauffage ou système de refroidissement n'est appliqué, à l'exception du bâtiment de quatre étages.
Les températures extrêmes de ce dernier été (45°C pendant 10 jours consécutifs), ont démontré qu'une lutte contre la chaleur était possible sans dépense énergétique majeure, même si comme le précise Margaret Rohde « il faut adapter son comportement et connaître comment réagit le bâtiment ».
Vignes et pergolas, arbres et arbustes, fleurs apportent de l'ombre. Peu de plantes natives de cette région d'Australie perdent leurs feuilles en hiver. C'est la raison pour laquelle quelques plantes exotiques ont été introduites de façon à pouvoir bénéficier des rayons du soleil en hiver. Les jardins communautaires démontrent que même les petites surfaces urbaines peuvent servir à la production de légumes. « Ce sont également des lieux où le travail se partage et où l'on passe d'agréables moments » aime à préciser Margaret Rohde. Toutes les eaux de pluies collectés sur les différents toits et balcons vont directement dans un réservoir de 20.000 litres et sont réutilisés pour l'arrosage et les toilettes.
Christie Walk est idéalement situé dans le centre ville d'Adélaïde, bien desservie par les transports publics. Les résidents n'ont pas souhaité disposer de plus de 10 places de parking. Ils optent pour le vélo et pour un service collectif de location de voiture.
Des écoles, des particuliers mais également des élus, développeurs et architectes viennent régulièrement visiter Christie Walk. En 2005, cet aménagement fut finaliste des World habitat Awards.
Si le modèle s'exporte encore peu c'est parce qu'il ne semble pas y avoir de recettes magique autre que celle de l'investissement personnel et financier. Les architectes sont devenus des développeurs, les propriétaires des constructeurs et la communauté des conseillers.
Auteurs :
Jérôme BOUQUEMONT et Amandine FANTONI - Avril 2009
Association « Des vies et des idées... d'ailleurs »
http://desviesetdesideesdailleurs.hautetfort.com
www.eco-habitat-tour.org
Contacts et informations :
www.urbanecology.org.au
22:27 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : australie, christie walk, éco-quartier, adelaide, margaret rahde, urban ecology australia
22 mars 2009
Earth render et chauffage passif
Seconde boîte à outils australienne de février 2009

La traditionnelle technique du "pisé" revisité par nos lointains voisins australiens devient de plus en plus populaire. Et pour cause... facile, pas chère et efficace.
Du sable, des graviers, de la terre et une pincée de ciment (la recette évolue selon les constructeurs) permettent une fois mélangés d'élever de solides murs porteurs. Ces murs sont banchés et le mélange est tassé. Le rendu est esthétique et offre une confortable isolation. Très lourds, ils apportent une forte inertie aux bâtiments. D'autre part cette technique ne nécessite aucun enduit de finition.
Un système de mur trombe peut éventuellement y être ajouté pour chauffer l'intérieur de la maison. Le principe consiste à chauffer l'air contenu entre le mur exposé au soleil et (dans cet exemple) une taule transparente disposé hermétiquement à environ 10 cm du mur. Le voile opaque blanc permet en été ou par forte chaleur de couvrir la taule pour limiter que l'air ne se réchauffe.
Un système d'aération traverse le mur en haut et en bas pour laisser rentrer l'air chaud naturellement. Les bouches d'aération peuvent être fermées pour bloquer l'entrer d'air.
Facile !
08:00 Publié dans Boîte à outils | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, pisé, earth render, chauffage passif, mur trombe
19 mars 2009
Inertie mobile : de l'eau comme chauffage passif
Boîte à outils rapportée d'Australie en février 2009

Une bonne inertie de la maison dans un bâtiment permet de limiter les dépenses énergétiques (chauffage et refroidissement). L'eau est l'élément qui possède le plus d'inertie (elle stocke et diffuse la chaleur pendant longtemps).
Un dispositif innovant consiste à inclure dans la façade sud (ou nord dans l'hémisphère sud) un large réservoir d'eau. Ce dernier peut être relié au toit pour stocker l'eau de pluie.
Le rayonnement direct du soleil réchauffe l'eau qui diffuse lentement la chaleur.
En été (moindre inclinaison du soleil), un large débord de toit permet d'éviter le rayonnement direct sur le réservoir. On peut imaginer utiliser cette eau pour arroser le jardin et ainsi vider le réservoir. Ces actions ont pour effet de stopper la fonction de chauffage passif du réservoir.
Sur la photo, le réservoir est disposé sous la fenêtre comme un canapé chauffant pour les soirée d'hiver. Sympa !
19:28 Publié dans Boîte à outils | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, chauffage passif, inertie mobile, eau
04 mars 2009
Eco-habitat australien privé, public et commercial
du 12 février au 4 mars
Nombreuses rencontres éco-habitat
Après Sydney, où nous retrouvons la joyeuse coloc de Jess, Jack, et Kate, nous partons vers le nord et le Queensland.
Le premier arrêt s'opère à Armidale où nous retrouvons des amis, Fiona et Alex. La surprise est qu’ils viennent tout juste d'acheter une maison dont les murs sont faits de pneus recyclés, une découverte étonnante.
Cette maison, petite et à moitié sous terre n'a rien à voir avec la maison australienne.
Avec une moyenne de 250 mètres carrés, la maison australienne est en générale de plain-pied. Son toit à une pente faible et de larges débords de toit qui permettent de se protéger du soleil et qui lui donne un aspect aplati.
L'utilisation de cuve de récupération de l'eau de pluie est récente mais se retrouve aujourd'hui presque partout en campagne et parfois en ville quand la réglementation le permet. Cette eau est ensuite utilisée pour le jardin, la chasse d'eau, la douche et même l'eau potable. Les panneaux solaires sont quant à eux beaucoup moins répandus.
Il existe peu d'habitats collectifs en Australie. Ainsi les banlieues se développent sur des superficies importantes où la voiture est souvent obligatoire. L’Australie, comme les États-Unis, est un des pays les plus énergétivore.
Nous continuons notre route vers le nord, pour rencontrer Chantal TULLIEZ et Chris WALTON de l'Eco-village de Currumbin (www.theecovillage.com.au) . Un accueil sans pareil nous est réservé. Nous visitons de nombreuses maisons toutes orientées au nord (nous sommes dans l'hémisphère sud les maisons solaires doivent être orientées au nord), avec des panneaux solaires et photovoltaïques, des cuves de récupération de l'eau de pluie, etc. Ces maisons sont toutes construites avec 50% de matériaux recyclés et seulement certains matériaux sont autorisés. De plus, elles disposent d'un système électronique sur la consommation d'énergie, qui permet aux habitants d'avoir une lecture plus claire de leur consommation. Ici, les chiens et les chats ne sont pas autorisés, pour privilégier la faune sauvage et l'air climatisé n'est pas nécessaire sous ce climat tropical grâce à une bonne ventilation naturelle.
Sur leur conseil, nous nous rendons dans la zone commerciale de Currumbin pour découvrir l'usine de production de Rockcote (peinture bio et naturelle). Ce bâtiment commercial, est entièrement auto-suffisant en eau et en énergie et produit même des fruits et des légumes.
Prochaine étape Noosa, pour passer une soirée avec Roger et Nick, deux constructeurs, que nous avions rencontré lors du chantier en Paille de Ganmain. C'est le temps de découvrir les alentours magnifiques et d'apprécier les joies du surf.
Ensuite, nous nous rendons à Crystal Water, un des premiers éco-villages s'étant attaché au concept de permaculture. Nous y rencontrons une communauté qui semble épanouie lors d'un concert bien sympathique.
Voilà, il est maintenant temps de rentrer sur Sydney pour rendre notre camper van.
Sur la route nous nous arrêtons pour partager un magnifique repas chez Pascal et Pascale GOUX, passionnés d'écologie. Ils cherchent à construire une maison écologique mais se heurtent actuellement à la législation australienne.
Avant de terminer ce beau tour d'Australie, nous sommes invités dans les Blue Mountains, que nous découvrons avec grand plaisir au coté de Mirta et Mark.
Avant de prendre l'avion pour Portland, où nous serons volontaire au Rebuilding Center, une dernière rencontre est prévue pour visiter le Nalawala Community Hall, bâtiment public en paille, auto suffisant en eau et en énergie.
22:07 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : australie, queensland, noosa, blue mountains, nalawala community hall
14 février 2009
Chantier paille et road trip
du 21 janvier au 10 février
"No worries, take it easy"... Australie
Un nouveau compagnon de route
Arrivés à Sydney par un beau matin de l'été Austral, Jess une "sœur" australienne de Jérôme, nous laisse sa maison en son absence. Nous avons deux jours pour prendre la température de ce nouveau pays avant de prendre la route avec pour nouveau compagnon un campervan aux couleurs aborigènes .
Ça commence bien, une erreur dans les réservations nous permet d'avoir le « best » des campervans au meilleure tarif. Nous sommes prêts a partir pour de nouvelles aventures... Cependant on nous met en garde, l'Australie est un vaste pays, avec des « no man's land », des déserts et heureusement, bien d'autres choses à découvrir.
On prend tout de suite la route, car de nombreux kilomètres nous séparent de notre prochaine destination.
Amandine aperçoit ses premiers kangourous, découvre eucalyptus et territoires immenses, avec des troupeaux à perte de vue. Jérôme, content comme tout, joue le guide.
Chantier en paille avec Susan et John Glassford
Nous avons décidé de participer à un atelier de construction en paille selon une nouvelle technique proposée par deux professionnels : Susan et John Glassford.
Nous sommes 17 personnes, 8 femmes et 9 hommes, à participer pendant 5 jours, dans une ambiance active, sympathique et chaleureuse (38 à 44°C). Les fondations, les ossatures bois des ouvertures, la pose des murs en paille, la coupe des ballots de paille, leur compression puis les enduits en terre ; cette belle équipe aura eu un bel aperçu pratique et théorique de ce qu'est une maison en paille selon la technique hybride (voir prochain article).
Mais Susan et John, qui œuvrent dans ce domaine depuis plus de 10 ans, ne s'arrêtent pas là. Ils tiennent à nous faire réfléchir à notre manière de vivre : la taille de notre future maison, etc.
Leur manière de voir les chose est très claire : « Small is beautiful. Keep it simple, keep it strong and have fun. » (Ce qui est petit, est mignon. Faite simple, solide et en s'amusant.)
Photo (de gauche à droite) : Susan Glassford, Beatrice « Ambassadrice de la paille en Angleterre » et John Glassford
Nous repartons rapidement, car de nombreuses rencontres sur l'éco-habitat nous attendent. Et puis le désert australien sous une chaleur ahurissante nous appelle. Ce fût paraît-il la semaine la plus chaude en Australie depuis 70 ans, avec 45°C à l'ombre.
En route vers les Eco-village du South Australia
Nous nous rendons au cœur d’Adelaïde pour rencontrer Margareth Rohde, membre et habitante de l'éco-quartier de "Crystie Walk". Nous y restons jusqu'au lendemain pour les aider à avancer leur hall d'entrée, qui raconte en une mosaïque faite de matériaux recyclés, l'histoire du lieu.
C'est ici, qu'une association d'architectes a réalisé une partie de son rêve : montrer que des solutions d'habitats alternatifs sont possibles en ville. Le résultat aujourd'hui c'est : 27 appartements occupés par une quarantaine de personnes de tous âges, avec des toitures végétales, la récupération de l'eau de pluie pour le jardin et la chasse d'eau, des bâtiments en paille et en matériaux recyclés, des panneaux solaires et photovoltaïques... (voir prochain article).
Nous nous rendons ensuite à Aldinga "Art Eco village" où Stephen, Michelle et Elizabeth nous accueillent pour nous expliquer leur ambition : développer un large éco-quartier en périphérie proche d'une petite ville. Ce quartier prévoit d'accueillir plus de 500 personnes dans les années à venir, et comprend déjà une centaine d'habitants.
La Great Ocean Road...
Après toutes ces rencontres, cette route et cette chaleur, quelques jours plus tranquilles sont de mise. Près de la mer du sud, bien fraîche, nous continuons sur la "Great Ocean road", route mythique, tant pour les surfeurs du monde entier que pour les autochtones ou les touristes. Nous y découvrons des paysages et des fonds marins de toute beauté... et rencontrons nos premiers koalas.
L'Australie est un pays qui est aussi réputé pour ses vins, mais saviez-vous qu'ici certains bâtiments de cuvage sont construits en paille ?
Pour nous Français, habitués nos bonnes vieilles caves, c'est une première, et nous allons visiter deux vignerons pour mieux comprendre leur choix et connaître la fonctionnalité de tels bâtiments. (voir prochain article).
Un dernier stop est destiné à découvrir "le parc de Bodeeree" à Jervis Bay, un parc cogéré par le gouvernement australien et les propriétaires traditionnels aborigènes. C’est sur ce thème que Jérôme réalisait son mémoire de maîtrise il y a quelques années... Mais cette fois c’est ensemble que nous abordons les plages de sable blanc ivoire de ce magnifique parc national.
De retour pour Sydney, nous découvrons avec désespoir, les étendus immenses brûlées par les feux récents qui ravagent l’état du Victoria...
21:34 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, chantier paille, sydney, great ocean road, aldinga, crystie walk, adelaide





