03 août 2008
ZMAG...
... une ONG, un écovillage et des outils pour une révolution verte et durable.
Une éolienne sur le toit d'une école près de Zagreb, des composteurs dans un jardin collectif urbain en Bosnie-Herzégovine, des ateliers pour apprendre à construire des collecteurs solaires, des conférences pour sensibiliser un large public... L'éventail des domaines d'intervention de ZMAG, une ONG croate basée dans un écovillage près de Zagreb est impressionnant. Cette organisation qui rayonne dans tout l'ouest des Balkans a été félicitée par l'UNDP (United Nations Development Programme) pour l'exemplarité de ses actions en faveur d'un développement durable (réinsertion, éco-construction, énergie renouvelable, etc.) et pour la mise en oeuvre de solutions pratiques sur son projet de « Ferme recyclée » (production de bio-carburant, recyclage de l'eau, permaculture, cuiseur solaire, capteur solaire, micro éolienne, etc.).
Drazen SIMLEZA, un des membres fondateurs de ZMAG et maître de conférences en « Développement durable » à l'université de Zagreb explique comment de jeunes activistes plus connus sous le nom de « Vukomerik Group » ont réussi à recentrer leur travail autour d'un lieu ouvert aux porteurs de projet désireux d'expérimenter et de mettre en pratique le développement durable.
Une ONG, un ecovillage, un groupe de passionné... l'éventail de vos domaines d'intervention et de compétence est très vaste... Qui êtes-vous ?
ZMAG signifie « Zelena Mreża Aktivistiċkih Grupa – Groupe alternatif pour des actions vertes ». Nous sommes organisés en ONG et nous avons pour objectif principal de promouvoir et de mettre en oeuvre le développement durable au quotidien, de développer des actions de coopération et de transmettre nos techniques et nos savoir-faire a un large public. Nous privilégions principalement des alternatives peu coûteuses financièrement.
Notre projet le plus important consiste à bâtir un lieu d'expérimentation, de sensibilisation et d'accueil du public : « la ferme recyclée ». Environ une trentaine de personnes sont impliquées autour de ce vaste projet et dix personnes s'occupent du fonctionnement de l'ONG.
Toiture végétalisée et micro-éolienne à la «ferme recyclée»
Vous êtes jeunes et d'horizons différents... Comment en êtes vous arrivés là ?
Il y a une dizaine d'années, nous étions tous impliqués dans des actions de dénonciation et de protestation ainsi que dans différents mouvements alternatifs. On avait cependant le sentiment de passer à coté de quelque chose. On voulait offrir des alternatives pour appuyer nos revendications. C'est pourquoi, il y a 6 ans, on a investi le peu d'argent qu'on avait pour acquérir une parcelle de terre et un bâtiment délabré. Nos débuts ont été durs, on n'avait pas d'argent, peu de connaissances appliquées et pas de notions en matière d'organisation sociale... Notre amitié et notre énergie n'ont pas été suffisantes pour surmonter tout ce qui nous attendait. Une majorité de personnes sont parties. Ces années d'apprentissage ont cependant été nécessaires. Depuis deux ans, nos actions sont sans commune mesure avec le passé.
Vous semblez proposer des solutions concrètes. Comment avez-vous appris à les mettre en oeuvre ?
Peut-être de la manière la plus dure... Par nous même ! D'une certaine façon nos erreurs deviennent autant de bons conseils pour transférer des techniques, ça nous permet d'avancer. Le mauvais coté de ces apprentissages, c'est l'énergie, le temps et parfois l'argent que ça nous coûte. Sans la motivation et le soutien de tous, ce serait beaucoup plus difficile.
Il nous arrive de faire appel à un professionnel lorsque ça peut-être dangereux, que ça pourrait nous coûter beaucoup d'argent ou que nous n'avons pas suffisamment de connaissances dans le domaine. Lorsqu'une personne vient de l'extérieur pour enseigner, on essaye dans la mesure du possible d'organiser un atelier pour que plusieurs personnes puissent participer. De notre coté cela suppose une organisation particulièrement efficace.
Nous travaillons en partenariat avec le Global Ecovillage Network (GEN) et le Balkan Ecovillage Network (BEN), ces réseaux nous permettent d'échanger des connaissances de façon informelle. Par exemple, pour construire notre système de chauffage bois, nous avons fait appel à un spécialiste slovaque, en échange, un des nôtres est parti là-bas pour leur expliquer comment mettre en oeuvre une micro station de recyclage de l'huile de friture pour produire du bio-carburant.
Nous devons régulièrement faire appel à des spécialistes étrangers. Les connaissances pratiques en matière de développement durable ne sont pas facile trouver en Croatie.
Vous avez construit une des premières maisons en paille de Croatie... Quelle est la situation de la construction écologique dans ce pays ?
Pas très bonne et cela pour plusieurs raisons. Nous avons peu d'experts et peu de produits écologiques standardisés. D'autre part, je n'ai pas l'impression que le gouvernement soutienne ce genre d'initiative. Les méthodes de constructions alternatives type « botte de paille » ne sont toujours pas autorisées. Il faut faire avancer les lois. A l'avenir, intervenir à ce niveau va certainement constituer une part importante de notre travail.
On note quelques changements ces dernières années, ils sont cependant trop localisés et trop lents selon moi. Au vue de l'urgence de la situation, il faudrait beaucoup plus de programmes et de projets appliqués.
Maison en paille et toiture végétalisée
Quelles relations avez-vous avec les autorités locales ?
Nous avons la chance d'avoir localement des personnes sensibles à ces questions de développement durable. Nous développons des projets conjointement pour le développement de notre site mais également à destination des autres citoyens. Notre dernier projet consistait par exemple, à fabriquer des panneaux solaires avec des étudiants sous forme d'ateliers. Puis accompagné d'un professionnel nous avons placés ces panneaux sur le toit d'une école.
Comment êtes-vous financés ?
On monte des projets et on investit également notre propre argent. S'il est possible de trouver des fonds pour financer nos programmes d'action, nous n'avons pas de soutien financier pour notre fonctionnement. Pour notre écovillage, nous arrivons toutefois a obtenir d'importants soutiens matériels (panneaux solaires, batteries, micro-éolienne, etc.).
Comment faites-vous pour mobiliser vos partenaires ?
Généralement, nous démarchons différentes organisations ou autorités locales avec un avant-projet. Nous leur proposons de devenir partenaire et faisons en sorte qu'ils prennent leur responsabilité au sein du projet. Il nous arrive maintenant d'être directement contactés pour mettre en place un projet.
Votre livre « Des outils verts pour une révolution durable » n'est édité qu'en Croate. Pourquoi ?
Parce que des outils similaires existent déjà en Anglais. Quand nous avons commencé, nous avons du partir à l'étranger pour nous former. Ce n'est pas forcément évident d'évoluer dans ce domaine en Croatie, c'est pourquoi, nous avons souhaité nous adresser aux Croates en priorité. Si quelqu'un veut se lancer dans une aventure similaire, nous sommes là !
Avez-vous des conseils à donner à tous ceux qui souhaiteraient suivre votre élan ?
L'essentiel de la réussite d'un projet comme le nôtre, n'est pas d'avoir un beau jardin ou une superbe maison, c'est la satisfaction de réussir ensemble. Les acteurs du projet et les relations sociales sont primordiales, le groupe est notre réservoir d'énergie et de motivation...
Mon seul conseil : ne jamais abandonner et rester créatif !
Nouvelle invention en bois cordé à venir...
Contact et informations : http://www.zmag.hr
Un reportage d'Amandine et Jérôme
bientôt disponible sur le site !
19:22 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zmag, zagreb, croatie, écovillages, gen, ben, éco-construction
14 juin 2008
Un sol de terre et de paille...
... Une nouvelle sensation pour les pieds.
En entrant dans le salon de Patrick Destro et Stephano Soldati, le visiteur est prié de se déchausser : un sol de terre et de paille vient juste d'être terminé.
S'inspirant des résultats obtenus pour réaliser les différents enduits de leur maison, ils ont décidé de se lancer dans cette expérience originale : réaliser un revêtement de sol de terre et de paille sur une surface d'environ 60 m².
Patrick Destro, éco-constructeur (Azienda agricola La Boa, Belfiore di Pramaggiore, Veneto, 50 km au Nord-est de Venise) partage son expérience et les résultats obtenus : « Nous avons visité une maison en Angleterre avec ce type de sol, ça nous a tout de suite séduit ; c'est une sensation de confort et de bien-être très particulière. Nous avons alors pensé la reproduire chez nous. De plus, le coût est relativement faible puisque la terre que nous avons utilisé provient du jardin ».
Les connaissances italiennes sur la construction écologique sont récentes et éparses, mais on peut y voir certains avantages : « En Italie, il est difficile de trouver des informations pratiques sur la construction écologique, ça nous pousse à expérimenter. Je pense que ce type de sol est unique en Italie ».
Composition et réalisation
Composition du sol (vue en coupe)
« Sur la dalle de ciment nous avons directement mis une épaisse couche de petites billes d'argile (« argila espensa » en italien) pour éviter les remontées d'humidité par capillarité sur laquelle nous avons ensuite appliqué, pressé puis lissé un mélange de sable grossier et d'argile (sous-couche). Aussitôt le lissage terminé, nous avons fait des trous avec une planche à clous. Le séchage peut prendre plusieurs jours. De quelques jours pour un temps ensoleillé et jusqu'à un mois pour un temps humide et pluvieux.
Entre la sous-couche et la couche de finition nous avons déposé une toile de jute imbibée d'un mélange d'eau et d'argile pour lier les deux couches et aplanir la surface. La toile de jute n'est pas obligatoire, mais elle facilite le travail. Ensuite nous avons appliqué la couche de finition (mélange de sable fin, d'argile, de brins de paille très courts – environ 5 cm – et de pigments naturels). Cette dernière a été lissée avec soin plusieurs fois jusqu'à obtenir un sol parfaitement plat et lisse.
Une fois la couche de finition sèche nous avons appliqué de l'huile de lin à la raclette en grande quantité, puis frotté avec un chiffon. Cette technique permet de modifier la texture de la dernière couche pour obtenir une sorte de résine très compacte en surface ».
Il aura fallu environ une journée pour appliquer la couche finale sur les 60 m² de la pièce, 2 personnes pour réaliser le mélange pendant que 2 autres l'appliquaient sur le sol.
Les outils utilisés ne sont pas spécifiques, ce sont ceux d'un plâtrier ordinaire (niveau à bulle, règle, lissoir, etc.).
Pour réaliser ce type de revêtement avec la terre de son terrain, il semble qu'il n'y ait pas de « recette idéale », ce ne peut-être qu'une spécialité locale. En effet, la composition du mélange est hautement dépendante de la teneur en argile de la terre et de sa qualité :
« Je pourrais vous donner la composition de nos mélanges, mais cela ne serait pas très utile ! Nous avons utilisé l'argile de notre jardin. Chaque terre possède une composition spécifique. C'est pour ça que je préfère parler d'argile et non de terre ».
Toutefois la méthode utilisée peut permettre de trouver la « recette idéale » : « Nous avons fait beaucoup d'échantillons différents, A chaque fois nous avons numéroté les quantités utilisées puis nous avons testé la cohésion des différents échantillons (gratter avec la pointe d'un couteau, taper avec un marteau, etc.). Nous avions déjà utilisé cette technique pour appliquer les différents enduits sur notre maison ».
Retour sur expérience
De l'huile de lin pour lustrer le sol
Patrick Destro a choisi de mettre une quantité d'huile de lin plus importante dans la partie cuisine, ce qui lui donne un aspect lustré (droite de la photo), et potentiellement plus résistante à l'eau et au choc. Le salon (gauche de la photo) pour des raisons d'esthétique n'a presque pas été lustré à l'huile.
Pourquoi de la paille dans le mélange ?
« Une première expérience réalisée sans paille, sur un sol plus épais (5 cm), avait rapidement craquelé. Le fait d'avoir rajouter de la paille dans l'enduit de finition nous a permis de réduire le nombre de ces micro-fissures et donc le travail a fournir. (...) Du point de vue de la réalisation et de l'esthétique, nous sommes très content du résultat sur la partie terre et paille. Nous avons encore peu de recul sur cette expérience.
Il faut laisser faire le temps pour observer à l'usage, comment ça évolue ».
Travailler avec la terre de notre terrain facilement
« Pour utiliser la terre argileuse du jardin, on s'est facilité le travail en réalisant deux tranchées parallèles. La première sert de réserve, le fond de la seconde est recouvert d'un plastique pour ne pas que l'eau s'infiltre. La terre imbibée d'eau peut alors être remuée puis tamisée facilement ».
Construire avec de la terre crue
La terre constitue certainement le matériau écologique par excellence. Simple et presque partout à notre disposition, on retrouve ce matériau dans les constructions de nombreuses régions du monde sous différentes formes (adobe, torchis, pisé, etc.). Délaissées pendant de nombreuses années, les techniques ancestrales sont aujourd'hui adaptées à nos besoins actuels. Inciter différents organismes à effectuer des travaux de recherche pourrait sans doute permettre dans quelques années de faire bénéficier un large public du confort et de l'esthétique de ces nouveaux matériaux.
L'expérience réalisé par Patrick Destro contribue au développement possible du sol de terre et de paille et à la réduction des diverses contraintes liés à sa mise en oeuvre. Observer, découvrir, se débrouiller et partager le résultat de ses expériences, sont donc autant de portes ouvertes pour laisser la créativité s'exprimer et connaître les multiples possibilités de ces matériaux.
Contacts et informations :
Azienda agricola La Boa : http://www.laboa.org/
Patrick DESTRO : http://www.envipark.com/ ou casadipaglia@hotmail.com
Amandine & Jérôme
Reportage sur l'éco-construction
en Vénétie.
20:43 Publié dans Reportages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : patrick destro, terre, paille, la boa, vénétie, éco-construction, venise
23 mai 2008
Entre paille et terre...

Quelques extraits du bel ouvrage de Tom Rijven,
Entre paille et terre / Between earth and straw
aux éditions "Goutte de sable"
Pour une maison de 100 m², avec une approche paille et terre, on a besoin d'une quinzaine de tonnes de terre. Mais si on va la chercher dans un autre pays ou une autre région parce qu'il y a besoin d'une homologation ou que l'on recherche une couleur spécifique, peut-on encore considérer cette maison comme écologique ? La terre est disponible gratuitement sous nos pieds presque partout (ce qui donne plus de liberté).
Liberté de formes, de couleurs et de taille. Une des règles dans le bâtiment est d'adapter le bâti à ce qui existe traditionnellement. Pour l'administration, de nombreux types de constructions n'ont pas droit au chapitre pour ne pas nuire au patrimoine. Alors la terre du lieu ne devrait-elle pas s'inscrire dans les textes comme “obligatoire” ? Et pour la forme, il existe aussi des incohérences comme dans le Quercy, où il y a de nombreuses constructions rondes traditionnelles (les cazelles) alors qu'il est très compliqué de construire une maison ronde. Si on respecte scrupuleusement les textes, nombre de bâtiments agricoles, de supermarchés ou de stations services n'auraient jamais dû sortir de terre !
Il aura fallu plus de 40 ans au béton pour s'imposer... La paille attend son heure, peut-être viendra-t-elle un jour avec un nouveau “Le Corbottier” ?
La paille issue de culture OGM n'accroche pas la terre, ... car elle n'a rien a faire sur Terre !
Cet ouvrage est un recueil pratique, technique et esthétique du travail de la terre et de la paille au travers d'exemples concrets. D'accès facile, en français et en anglais, il est superbement illustré... Nous vous le conseillons, que vous soyez adeptes ou néophytes !
15:10 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : entre paille et terre, tom rijven, éditions goutte de sable, éco-construction, terre, paille
20 mai 2008
"Sur la route de notre premier chantier"
EN ROUTE POUR LE LAGO DI GARDA
Extrait des carnets de routes italiens...
Un clic sur les photos pour les voir en plus grand !
Nous voila dans le train. On ne s'y attendait pas, ce ne sont pas des plaines inondées mais bien des cultures de riz qui s'étalent devant nous. On comprend mieux que le risotto soit le plat traditionnel de la région. Dans le train on rencontre une Hollandaise qui parcourt l'Europe à vélo, et... l'Italie en train. Un petit accrochage avec un camion l'aurait aidé à se décider... De notre coté, on avait suivi vos conseils et toute la plaine du Pô sera parcouru en train. Toute cette région industrielle dont Milan constitue le pôle principal n'est pas faite pour le vélo.
Changement de train à Milan et direction le Lago di Garda. A Desenzano di Garda, petite station balnéaire aux couleurs de Riviera, on en profite pour prendre des infos sur la région. Nous voila bien renseignés... Nous savons où dormir, manger et déguster de bons produits.
A Gavardo, se tient une fête autour du “développement durable et local”, de nombreux producteurs de la vallée de Sabbia sont présents, pour un premier forum sur la coopération entre leurs nombreuses coopératives. Avec autant de bons produits, on comprend que le mouvement “slow food” ait pris une telle ampleur dans cette région.
Les vélos sont dans le bac. Nous traversons le lac pour rejoindre Nanou (la soeur de D'jé), Laurent, Laurence, Fab, Tof et Greg. On s'était donné rendez-vous l'hiver dernier, et nous y voila. Laurent, l'Italien de la bande a trouvé une chouette résidence perdue dans les oliviers. Ce petit collectif d'appartements regroupe des locataires et des résidents autour d'une belle piscine. Ça sent les vacances. Au menu : détente, découvertes et fous rires !!
Et c'est reparti... Un léger contretemps (un torticolis), nous laisse un jour de plus de repos. Il est maintenant trop tard pour rejoindre le Veneto, Province de Venise, en vélo. Nous prendrons le train et effectuerons les derniers kilomètres sur nos bicyclettes. Nous découvrons cette fois les vignobles de la région. On s'étonne de la hauteur des pieds de vigne. Imaginez le tracteur passer en dessous !
Nous suivons une “route du vin” (strada del vino) pour arriver jusqu'à la Boa, une ferme de paille, où nous ferons nos premiers jours de volontariat en compagnie de Patrick et Stephano, éco-constructueurs à Belfiore di Pramaggiore (50 km au nord-est de Venise). A leurs côtés, nous avons passé de bons moments et appris de nombreuses techniques. Ils se sont rendus disponibles pour répondre à toutes nos questions. Nous avons déjà de nombreuses choses à raconter sur la construction en paille, la réalisation d'une dalle en paille et en terre, sur la peinture au café, etc. En attendant qu'on rédige tout ça, voici une petite vidéo de nos trois premières journées. On repartira à la fin de la semaine pour se diriger vers la Slovénie...
Andiamo !!!
Amandine & Jérôme
15:16 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : decouvertes, rencontres, volontariat, éco-construction, maison paille, vénétie, lac de garde








