21.08.2008
Des travaux de titan, 300 ans après !
Nous avons rencontré [le 20 avril], l'équipe de « Miche », de Glénat entreprise, reconnue par les monuments historiques. Spécialistes de la taille de pierre et de la rénovation du patrimoine, ces 7 durs à cuire, travaillent d'arrache-pied depuis plusieurs mois, pour terminer une partie des remparts du Fort des Têtes de Briançon, construit par Vauban en 1730. En effet, dans le cadre de sa candidature à l'UNESCO, la ville de Briançon entreprend une opération de rénovation de l'ensemble du dispositif Vauban.
Un travail titanesque, avec plus de 130 mètres de murs, des pierres entièrement numérotées, démontées puis réutilisées... dont ils sont heureux de voir l'achèvement en ce printemps pluvieux. L'occasion pour eux de se rendre compte du travail réalisé par leurs ancêtres il y a plus de 300 ans. A l'époque, c'est essentiellement la technique du drainage qui faisait défaut. Ayant utilisé une technique moderne, l'équipe pense que cette rénovation pourra tenir plus longtemps que la construction initiale.
Une expérience intéressante de rénovation et de préservation du patrimoine et de ces savoir-faire ancestraux alliés à des techniques modernes, qui pose la question du devenir de l'ensemble de ces monuments.
16:56 Publié dans Carnets de route, Sous nos latitudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : briançon, vauban, miche, glénat entreprise, renovation, taille de pierre, unesco
14.08.2008
Randonnées avec Dan MOISA dans les Apusenis
Carnet de route roumain de la quatrième semaine de juillet
Dan Moisa et le Clubu Apusenis Montana
Passionné de montagnes, d'environnement et de son Pays, Dan est comme beaucoup de “Roumains”, il possède un nombre impressionnant de casquettes : électricien, aide aux porteurs de projets, Président d'une association... et guide touristique.
Né à Cluj Napoca, il propose aujourd'hui des tours à la carte pour découvrir paysages, savoir-faire traditionnels, langage, partage et accueil chaleureux... Pour nous ce sera : maisons de bois, vieux moulins, randos pépères et nuit dans le foin.
Fier de sa région et de cet héritage, il tente avec son association “le Club Apusenis Mountains” de développer une offre touristique familiale tout en préservant les savoir-faire locaux. C'est d'ailleurs avec lui que nous irons au début du mois d'août construire une maison traditionnelle en bois et chaume.
Nous l'avons accompagné pendant 5 jours à bord de sa typique Dacia à travers les Apusenis du sud.
Les Apusenis
Aussi appelées les Alpes de Transylvanie, les Apusenis sont un ensemble montagneux complexe perché entre 1200 et 1800 mètres d'altitude. Des paysages pittoresques aux formes variées du fait de formations karstiques et métallifères vous mènent de la forêt aux pâturages en passant par quelques falaises impressionnantes qui cachent de belles cascades.
Les mines d'or de Rosia Montana
Rosia Montana, est un petit village au coeur des Apusenis. Mais que ce passe t-il ? Des maisons vides qui tombent en ruines, et qui portent l'écriteau "Propriété de Rosia Montana Gold Corporation".
Depuis plusieurs années, Rosia Montana Gold Corporation (RMGC) rêve d'exploiter ce qui deviendrait la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe. Ce projet, actuellement suspendu par les autorités, reste très controversé à cause notamment de l’utilisation du cyanure dans le procédé d’extraction du métal précieux et des imposants lacs de décantation. De plus, comme le précise le rapport de la Commission de la chambre des députés européens, “le projet Rosia Montana nuit à l’environnement et au patrimoine national et transfrontalier. La promotion de ce projet entraînera la démolition de 41 maisons considérées comme monuments historiques, la suppression de plusieurs écoles, la mutation de 11 cimetières, alors que les personnes mises en disponibilité à Rosia Montana ne seront plus engagées par la Gold Corporation.” Le rapport indique aussi que peu nombreux sont les habitants de cette zone de la Roumanie en accord avec cette démarche.
Rosia Montana est le plus vieux site d'exploitation minière en Roumanie et peut-être en Europe (environ 1870 ans). Fière de cet héritage, l'association Alburnus Maior (nom romain de Rosia Montana) initie une série de projets et propose des alternatives de développement. Le tourisme est un des secteurs que l'association veut développer, en invitant les visiteurs à découvrir le patrimoine historique, culturel et naturel de la région.
Dan nous fait découvrir de splendides panoramas et nous dessine, là-haut sur la montagne, le projet minier... Difficile de s'imaginer que si le projet est voté, la montagne où nous sommes ainsi que ses voisines seront rasées... puis dissoutes pour extraire le précieux minerai. Gloups !
Contacts :
http://clubapuseni.ro/
16:27 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, apusenis, dan moisa, transylvanie, rosia montana, rmgc
09.08.2008
Le Maramureş et le plan de développement urbain de Petrova
Carnet de route de la troisième semaine de juillet
De Budapest, nous prenons le train pour Cluj Napoca, au coeur de la Transylvanie. Nous quittons les plaines des grandes cultures hongroises pour découvrir les vallées rurales roumaines où une agriculture traditionnelle persiste.
Les paysages sont piquetés de tas et de haies de foin, ce qui les rend très différents des campagnes françaises. Les contrastes semblent marqués en Roumanie, et les modes de vie entre la ville et la campagne très différents.
Nous restons un jour à Cluj Napoca, dans le charmant Retro Youth Hostel puis faisons route au nord de la Roumanie. A Petrova, au sein du parc naturel du Maramureş, nous participons à une semaine intensive de charrette* sur le plan de développement urbain d'un village et sur la préservation de ses habitats traditionnels en bois (voir ce lien et le prochain reportage).
Le Maramureş est une région de montagnes, enclavée au nord-est de la Roumanie, à la frontière de l'Ukraine. Il est réputé pour ses traditions où sculptures et maisons en bois dominent. Si la région est restée relativement préservée des bouleversements du XXème siècle, on assiste de plus en plus à une modernisation du bâti traditionnel et à une perte de l'identité architecturale de ses villages.
Organisée en partenariat avec le Parc naturel des Maramureş et INTBAU (International Network for Traditionnal Building, Architecture and Urbanism), cette semaine intensive doit permettre de proposer des alternatives.
Nous sommes accueillis chez Violika, une hôte fabuleuse. Nous sommes une vingtaine : architectes roumains, anglais, estonien, italien et américain et les étudiants des écoles d'architectures de Bucarest et de Cluj Napoca.
Ce court séjour nous permet de mieux comprendre le quotidien des habitants de la région, de découvrir leurs maisons, leur accueil chaleureux, leur merveilleuse Tuica qui délie les langues du matin jusqu'au soir, et leurs traditions entre danses, costumes et maisons de bois. Nous sommes charmés par les proportions de ces maisons traditionnelles.
Le maire de Petrova, ses représentants, les professeurs de l'école, et la majorité des habitants participeront volontiers. Voir autant de personnes s'arrêter devant les maisons pour griffonner et poser autant de questions n'est pas courant !
Entourés de tous ces architectes, nous comprenons un peu mieux ce métier, à la confluence entre art et ingénierie. Nous essaierons tant bien que mal de nous mettre au dessin des perspectives...
Mattew, Susan, Aura et Laura organisent notre ébullition avec soin. C'est un réel plaisir de travailler dans ces conditions (voir la vidéo...) !

Une « charrette » (mot français utilisé par les anglo-saxons) désigne une cession de travail sur un thème plus ou moins précis devant permettre aux participants d'apprendre tout en mettant en pratique. Plusieurs sous-groupes impulsent des réflexions et confrontent leurs opinons pour trouver une solution.
11:12 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : volontariat, roumanie, maramures, petrova, cluj napoca, transylvanie
06.08.2008
HONGRIE, les grandes décisions
Carnet de route de la première quinzaine de juillet
Maisons traditionnelles hongroises
Nous arrivons dans la ferme d'Alan et Eva pour quelques jours. Nous sommes au sud de la Hongrie, dans une plaine continentale de grandes cultures.
Ce court séjour nous permet d'en apprendre plus sur ces imposantes maisons traditionnelles. Construites en brique de terre, ces grands bâtiments en longueur ont une très bonne isolation. Orientés au sud, un long porche permet de s'abriter du soleil en été tout en laissant entrer le soleil en hiver. La façade au nord n'a pas de fenêtre pour éviter les entrées d'air froid.
L'utilisation de la terre comme matériel de construction, fait que les maisons sont longues mais pas très larges. En effet, comme nous l'explique Alan, les murs en brique de terre ne pouvaient pas supporter une charpente trop large.
Les villages sont impressionnants par leur régularité. Toutes les maisons ont la même orientation, et s'échelonnent le long de la route.
Encore de belles rencontres...
Nous ferons un rapide tour à Budapest. Dès les premières minutes, nous faisons la rencontre de Mariann, Hongroise et Australienne. Elle nous fait apprécier ces premiers instants dans la capitale et découvrir quelques bons coins et spécialités, tel que la tartine de graisse aux oignons.
En route vers notre hôtel, nous rencontrons Dyane, une vélocipèdiste charmante qui tomba amoureuse d'un Hongrois et de son pays voilà quelques années. Elle devient notre guide, et nous aide à merveille dans toutes nos recherches.
Devenue amie de confiance, nous prenons la grande décision de lui laisser nos vélos. Les prochains temps ne nous permettront pas de pédaler beaucoup, et trimballer les vélos dans le train n'est pas toujours une affaire facile.
Nous quittons donc la Hongrie, avec un nouveau sac à dos, et toujours porte-bagages et sacoches pour continuer avec de nouveaux vélos d'occasion dès que ce sera plus simple.
Ces belles rencontres nous laissent à penser que nous sommes sur la bonne route, et nous donnent encore plus d'énergie. Nous repartons sereins et plus légers...
19:18 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hongrie, budapest, pecs, vélo
12.07.2008
Dernières rencontres croates avant la Hongrie !
Carnet de route de la deuxième quinzaine de juin.
De retour de Zagreb, nous passons une nouvelle semaine à la ferme de Zrno. De quoi nous reposer tant qu'on peut. Le voyage nous fatigue plus que prévu... Travailler dans les champs également. Heureusement, nous sommes en compagnie de Kreso avec qui nous partageons les tâches. Notre énergie sera toutefois amplifiée par le labyrinthe de l'énergie, emblème de la ferme que nous nettoierons pendant une journée.
Aux alentours de Zagreb, les maisons traditionnelles sont faites de bois (charpentes et murs), les soubassements de briques et les murs sont enduits de terre. Terre et bois sont des matériaux de construction privilégiés dans cette zone, contrairement à la côte Adriatique où la pierre domine.
Nous repartons avec Kreso le vendredi 19 juin, pour Zagreb, où nous attends Drazen, activiste au sein de ZMAG, une ONG basé dans un éco-village et qui tente de proposer des outils pour une révolution verte et durable (voir prochain article). Il nous invite pour le week-end à la « ferme recyclée ».
Nous y rencontrons une partie de l'équipe de ZMAG (Zelena Mreza Activistickih Groupa : « réseau vert d'activistes »). Nous passons la journée du samedi à nettoyer de la laine de mouton qui servira à isoler une de leur maisons. Ils nous expliquent qu'en Croatie, les matériaux écologiques sont rarement disponibles dans la grande distribution, peu développés et souvent très chers. C'est le coeur de leur action : expérimenter et prouver que ça marche !
Nous passerons de longs moments ensemble à découvrir cet éco-village qui expérimente dans tous les sens, heureux de se rencontrer et de se trouver des objectifs communs.
Fatigués de ces nombreuses rencontres et apprentissages, nous retournons à Zagreb pour passer une semaine plus tranquille et faire le point sur notre route à venir. Après mûres réflexions, nous décidons de partir pour Koprivnica, ville élue aux awards européens pour son investissement dans le bien-vivre et la mobilité douce. Ensuite nous rejoindrons Pecs en Hongrie avant de nous rendre dans la région des Maramures (nord de la Roumanie) où nous participerons à un colloque sur la protection de l'habitat traditionnel.
Nous prenons aussi le temps de rediger quelques articles notamment sur la politique de gestion du Parc national des lacs de Plitvice en Croatie (à voir prochainement sur le blog de l'association).
On repart à vélo, sur les petites routes, les bagages remplis de seitan (steak végétal à base de soja) et de cakes confectionnés par Zlata. Il fait chaud, très chaud et les Croates semblent plus accueillants (ou est-ce nous qui sommes plus ouverts à leur manière d'être ?) : c'est pratiquement à chaque village que l'on nous invite à boire un verre. Dur dur de rattaquer la montée après....
On arrive enfin à Koprivnica, heureux de prendre une des nombreuses pistes cyclables qui parcourent la ville. Au détour d'une rue sur une petite place, Amandine croise une belle blonde qui lui saute dessus. C'est Marlène, une amie dont nous avions perdu la trace depuis plus de 5 ans en Angleterre. La vie réserve parfois de belles surprises ! Elle et Angelo, son fils, nous invitent chez eux. On passera un dimanche en famille avec Mirjiana, Franjo et Sandra, autour d'un splendide repas dont seule Mirjiana a le secret. Puis nous irons nous relaxer l'après-midi au bord de la rivière Drava, frontière naturelle. Sur l'autre rive nous apercevons la Hongrie.
Avant de partir pour Pecs, où nous attendent Eva et Alan pour une cession wwoof*, Jérôme se rend à la mairie de Koprivnica pour mieux comprendre leurs projets et les interviewer. Puis nous repartons pour un nouveau pays, une nouvelle langue,...
A suivre !!!

* WWOOF = "World Wide Opportunities on Organic Farms", c'est-à-dire la mise en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au monde agricole biologique et écologique avec des fermiers et des professionnels de cet univers.
08:00 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, zagreb, zrno, zmag
09.07.2008
Quinze jours à travers la Croatie...
... durant la première moitié de juin,
par Amandine et Jérôme.
Un jour de pluie à Zagreb
Bon c'est décidé, on se prends une après midi pour écrire notre carnet de route et tout mettre sur internet. Parcourir ce pays prends du temps. Notre itinéraire croate est riche, semé d'imprévus, de rencontres, d'interviews, de grosses fatigues, de coups de gueule, de montées interminables, de paysages à couper le souffle, d'atmosphères particulières et d'enseignements.
Territoire et identité
Nous sommes arrivés en Croatie directement sur le littoral à Rijeka. Nous avons cherché un distributeur pour retirer des Kunas croates... Et oui ! La Croatie si proche de nous est bien dans l'Europe mais pas encore dans l'Union Européenne. Alors que le magnifique littoral croate séduit de nombreux étrangers (nous y compris !), et que cette destination devient de plus en plus convoitée pour les investisseurs étrangers, la Croatie reste un pays aux multiples visages, assez compliquée à présenter.
Longtemps divisée par la guerre de Yougoslavie, la Croatie, petit pays indépendant et multiethnique, s'affirme de plus en plus comme une nation. S'il suffisait de se replonger dans nos cours de géographie «entre territoire et identité» pour comprendre la situation et l'histoire de ces différentes nations des Balkans, de leurs différences culturelles et religieuses, de leurs frontières et de leurs politiques... S’il suffisait…
Difficile d'obtenir les points de vue des Croates sur certains sujets (en Anglais avec les plus jeunes et en Allemand avec les plus anciens). Comment décrire l'élan de ce petit pays, qui, pour la coupe de l'UEFA, s'arrête de tourner pour soutenir son équipe de foot préférée.
Entre mer et terre
Avide de découvrir ce pays et de recueillir de l'information sur l'habitat traditionnel et écologique, nous prendrons quelques jours de détente pour fêter les 28 années d'Amandine et découvrir l'île de Krk (prononcer Keurk) avant d'affronter la montagne et le mauvais temps.
Direction les paysages karstiques du Parc national des lacs de Plivitce pour se promener sur de magnifiques passerelles entre les lacs aux couleurs saisissantes et interviewer la manager du Parc.
Nous obtiendrons pas mal d'infos sur son fonctionnement et sur ses objectifs ; en revanche, nous n'obtiendrons pas plus d'information en ce qui concerne les différents bâtiments traditionnels et sur ces pratiques... Pas d'architecte disponible en ce moment. Ils nous renvoient à Rastoke, un site protégé sous tutelle du gouvernement. Nous passons la nuit dans unes des nombreuses pensions de famille de la région. Le lendemain nous sommes à Rastoke. On devrait retranscrire tout ça bientôt...
Sur la route
«Bon il est temps maintenant de rejoindre Bio-Zrno, pour une nouvelle session de volontariat». Nous longeons la frontière avec la Bosnie-Herzégovine sous la pluie pendant 3 jours. Nicolas et Franco, deux Serbes, nous feront découvrir la forêt de Gora Petraska, haut lieu de la résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. On ne voit rien, il pleut des cordes, mais sur un fond de musique traditionnel serbe, ça devient génial.
On décide de se reposer le soir dans des pensions chez l'habitant pour ne pas finir congelés dans la tente. A chaque fois de belles rencontres.
Hors des sentiers battus, le vélo nous offre cet avantage et cet inconvénient que de découvrir les villages désertés et détruits par les horreurs de la guerre, des parcelles qui ne sont pas encore déminées, des visages durs... Et la détermination et l'espoir des hommes qui reconstruisent.
Une nouvelle session de volontariat
Nous avons ensuite passé une semaine à travailler dans la première ferme agro-écologique de Croatie. A notre arrivée, nous sommes escortés par un «fan» en scooter. Au milieu de la nuit, cette heureuse rencontre nous permet de rejoindre la ferme de Zrno sans souci.
Seuls Kreshimir et Boris parlent anglais à Zrno. Ce n'est donc pas toujours facile de discuter avec les 10 autres employés. D'autant plus qu'ils travaillent dix heures par jour. Nous... deux fois moins...
Nos repas sont «végétariens et macrobiotiques». Ce qui nous laissait perplexes au début est vite devenu le super moment de la journée... C'est délicieux !!! Zrno fut fondée il y a 20 ans par Zlata Nanic. Cette «lady farmer» a un vécu hors du commun. Son histoire, elle nous la racontera bientôt... en attendant elle nous donne de nombreux contacts et nous ouvre grand les portes de sa ferme et de son appartement de Zagreb.
Zagreb
Nous sommes donc actuellement à Zagreb pour le week-end afin de visiter la capitale et l'école d'architecture. Nous y rencontrerons Ljubomir Muiscevic, un spécialiste «l'architecture passive et basse énergie»... Enthousiaste et très sympathique, il nous accordera du temps.
Et.. ce soir, comme hier soir, on retrouve Kreshimir, notre ami devenu guide à Zagreb, pour une virée nocturne.
10:34 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : découvertes, rencontres, volontariat, croatie, zagreb, plivitce, yougoslavie
11.06.2008
Derniers jours en Italie... en route pour la Slovénie
Retrospective sur les évènements survenus entre le 17 et le 29 mai 2008...
Imprévus
Il pleut des cordes ! Nous décidons de remettre notre départ pour plus tard. On s'arrange avec Patrick et Stephano pour rester. Notre mission, s'occuper des animaux pendant quelques jours en leur absence. Facile !
La tâche se complique lorsque le lendemain, la pluie n'ayant cessé de tomber, la rivière commence à déborder et à se rapprocher dangereusement de la maison. Notre petit chez nous, le river rifugio (voir la vidéo du précédent carnet de route...), porte bien son nom. Notre mission consiste maintenant à ce que la maison, les poussins, la tondeuse, les vélos et tout ce qui n'est pas étanche ne prennent pas l'eau.
Nous quittons finalement Patrick, le vendredi 23 mai, heureux d'avoir passé ce temps à l'Azienda la Boa. Nous aurons beaucoup appris, et recueilli de nombreuses informations sur la construction en paille et en terre (cf. les reportages, déjà rédigés, qui seront présentés sur ces pages dans les prochains jours...). Nous aurons aussi eu du temps pour rédiger et nous plonger dans nos articles.
Nous repartons, l'esprit serein, heureux de reprendre la route et de pédaler à nouveau...
Un détour par les lagunes...
Nous nous dirigeons vers Aquileia, qui nous a-t-on dit recèle des trésors romains ; des fouilles sont toujours en cours. La basilique renferme une mosaïque majestueuse dont les couleurs et la taille sont impressionnantes.
Après une brève découverte, nous filons à Grado pour découvrir ses lagunes. Pourquoi des hommes sont-ils venus s'installer sur ces îlots de terres souvent immergées, alors que le paludisme et la rage les accablaient ? Jusque dans les années 50, la population éparpillée sur de nombreuses îles, vivait de la pêche, dans des maisons faites de roseaux : “les casonis”, habitat traditionnel de la lagune de Grado. Nous rencontrons Ennio Lugnan à la bibliothèque alors qu'on cherchait des informations sur ces habitations. “Cet homme va pouvoir vous renseigner”. En effet, il a monté une association de préservation des “casonis” et met en place des circuits de découverte de ce patrimoine et de ces savoir-faire (cf. le site http://www.graisanidepalu.org/ seulement en italien, mais bien illustré). Certaines de ces maisons traditionnelles sont encore sur pied, mais elles ne sont accessibles que par bateau. Nos vélos ne faisant pas l'affaire, nous continuons notre route, plus loin vers la réserve naturelle de Grado, une zone humide facilement accessible à vélo.
Nous remonterons ensuite vers le nord, pour passer la frontière slovène. L'occasion de parcourir la plaine italienne le long de ses nombreuses pistes cyclables. Le paysage est “monotone”, fait de grandes cultures céréalières, de prés de fauche et de vignes. Nous trouvons cependant quelques occasions de colorer un peu notre journée...
Découvertes slovènes... un petit goût de “je reviendrai”.
La plaine se transforme petit à petit, le relief prend du volume et commence à dessiner des vallées. Nous redécouvrons avec joie les torrents et leur fraîcheur, juste avant de passer la frontière. Nous voici en Slovénie, dans les alpes juliennes, qui constituent l'extrême sud-est des Alpes.
Les vallées sont boisées, vertes et s'ouvrent parfois sur des prairies de fauches de petite taille. Les champs sont “vivants”, les Slovènes s'y activent. Nous croisons de petits troupeaux de vaches, de moutons ou de chèvres. On se met à penser qu'une agriculture diversifiée et qui prend son temps à survécu sur le haut plateau que nous traversons. Mais nous apprendrons plus tard que ce n'est que le temps des foins...
Nous entrerons dans le Parc du Triglav, seul Parc national de Slovénie, en passant par son entrée sud : les gorges de Tolmin. C'est le plus ancien Parc européen de ce genre. Nous longerons ensuite la rivière Soca, d'un bleu turquoise à tomber (promis on n'a pas modifié la couleur sur la photo).
N'ayant que peu de temps à consacrer à ce beau pays, nous traçons plein sud à travers l'arrière pays pour rejoindre la Croatie. Nous découvrirons, les routes secondaires en macadam (des pistes en terre), les forêts rafraichissantes, et le sympathique accueil slovène.
A chaque rencontre, nous tentons de comprendre tant bien que mal, où se trouve l'habitat traditionnel (notre slovène se résume à “bonjour : Pozdravjen” et “merci : hvala” ; heureusement que notre anglais et notre langage des signes est plus développé). Il s'avère que ce territoire, qui longe la rivière Soca, fut le théâtre des ravages de la première guerre mondiale et des bombardements de la seconde. L'habitat traditionnel, fait de pierre et de bois, n'est plus visible. On a reconstruit et on construit toujours en béton, parpaings, et briques. Les brochures touristiques en font pourtant de belles plaquettes. Peut-être dans les régions plus montagneuses au nord ?
Seules quelques granges retiennent notre attention, leur structure ouverte permet, lorsque le foin est entreposé pour sécher, de changer complétement de physionomie et de donner l'impression que le mur est fait de foin.
A l'inverse de ce que nous aurons vu, les campagnes sont plutôt désertes le reste de l'année et la population ne vit plus de l'agriculture. Cependant, il semblerait que les Slovènes soient attachés à l'entretien des prairies, d'où l'activité particulière en ces temps de fauche. L'activité touristique se développe depuis peu. On trouve même dans de tout petit village des points d'information et des aménagements touristiques.
Après de belles montées, de belles rencontres et quelques frayeurs nocturnes (nous sommes en territoire “ours”), nous restons sur notre faim car nous aurions aimé en apprendre plus sur ce beau et petit pays où la vie semble douce. On vous laisse découvrir en photos....
23:16 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vélo, italie, slovénie, croatie, déluge, aquileia, grado
20.05.2008
"Sur la route de notre premier chantier"
EN ROUTE POUR LE LAGO DI GARDA
Extrait des carnets de routes italiens...
Un clic sur les photos pour les voir en plus grand !
Nous voila dans le train. On ne s'y attendait pas, ce ne sont pas des plaines inondées mais bien des cultures de riz qui s'étalent devant nous. On comprend mieux que le risotto soit le plat traditionnel de la région. Dans le train on rencontre une Hollandaise qui parcourt l'Europe à vélo, et... l'Italie en train. Un petit accrochage avec un camion l'aurait aidé à se décider... De notre coté, on avait suivi vos conseils et toute la plaine du Pô sera parcouru en train. Toute cette région industrielle dont Milan constitue le pôle principal n'est pas faite pour le vélo.
Changement de train à Milan et direction le Lago di Garda. A Desenzano di Garda, petite station balnéaire aux couleurs de Riviera, on en profite pour prendre des infos sur la région. Nous voila bien renseignés... Nous savons où dormir, manger et déguster de bons produits.
A Gavardo, se tient une fête autour du “développement durable et local”, de nombreux producteurs de la vallée de Sabbia sont présents, pour un premier forum sur la coopération entre leurs nombreuses coopératives. Avec autant de bons produits, on comprend que le mouvement “slow food” ait pris une telle ampleur dans cette région.
Les vélos sont dans le bac. Nous traversons le lac pour rejoindre Nanou (la soeur de D'jé), Laurent, Laurence, Fab, Tof et Greg. On s'était donné rendez-vous l'hiver dernier, et nous y voila. Laurent, l'Italien de la bande a trouvé une chouette résidence perdue dans les oliviers. Ce petit collectif d'appartements regroupe des locataires et des résidents autour d'une belle piscine. Ça sent les vacances. Au menu : détente, découvertes et fous rires !!
Et c'est reparti... Un léger contretemps (un torticolis), nous laisse un jour de plus de repos. Il est maintenant trop tard pour rejoindre le Veneto, Province de Venise, en vélo. Nous prendrons le train et effectuerons les derniers kilomètres sur nos bicyclettes. Nous découvrons cette fois les vignobles de la région. On s'étonne de la hauteur des pieds de vigne. Imaginez le tracteur passer en dessous !
Nous suivons une “route du vin” (strada del vino) pour arriver jusqu'à la Boa, une ferme de paille, où nous ferons nos premiers jours de volontariat en compagnie de Patrick et Stephano, éco-constructueurs à Belfiore di Pramaggiore (50 km au nord-est de Venise). A leurs côtés, nous avons passé de bons moments et appris de nombreuses techniques. Ils se sont rendus disponibles pour répondre à toutes nos questions. Nous avons déjà de nombreuses choses à raconter sur la construction en paille, la réalisation d'une dalle en paille et en terre, sur la peinture au café, etc. En attendant qu'on rédige tout ça, voici une petite vidéo de nos trois premières journées. On repartira à la fin de la semaine pour se diriger vers la Slovénie...
Andiamo !!!
Amandine & Jérôme
15:16 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : decouvertes, rencontres, volontariat, éco-construction, maison paille, vénétie, lac de garde
16.05.2008
"Première destination, le piémont italien"
L'article qui suit est extrait du journal de bord d'Amandine et Jérôme, consultable sur le site, et fait suite au récit du départ qui a inauguré ce blog. Nous attendons vos réactions sur l'arrivée en terres italiennes sous forme de commentaires !
*
LE COL DE L'ECHELLE ENNEIGE
La descente vers Bardonnechia (1300 mètres d'altitude) en l'Italie passe par le versant nord, encore largement enneigée à cette saison. La route est entrecoupée de coulées de neige. La progression est lente et délicate, les sensations sont fortes.
Le passage du Col de l'Echelle
Bénis par la pluie, nous nous arrêterons au camping en contrebas pour une autre douche... chaude cette fois-ci.
DESCENTE VERS TURIN
Nous descendrons la “vallée di Susa” pendant deux jours. Des aménagements importants témoignent du dispositif d'accueil mis en place pour les Jeux Olympiques d'hiver en 2006. Les nombreux forts et fortifications sont également le symbole de la position géostratégique de ces vallées proches de la frontière.
Cette douce transition de l'étage montagnard à l'étage collinéen, est rythmée par une végétation de plus en plus estivale et par des villages traditionnels aux toits de lauzes impressionnantes par leur taille et leur épaisseur. La charpente pour supporter un tel poids est-elle particulière ?

Après Suza, la proximité de Turin, capitale régionale, se fait sentir de plus en plus. L'habitat est plus dense et plus moderne, les toits de lauzes font place aux tuiles rouges.
Arrivés près de Turin, la deuxième plus grande cité industrielle Italienne après Milan, sous une pluie battante, nous rejoignons l'école de Cirque de Grugliasco pour rencontrer nos futurs hôtes, Moniqua et ses amis du Brésil et de Sicile. Une soirée en leur compagnie nous permettra de parfaire notre italien.
Si la banlieue industrielle et résidentielle de Turin n'a rien de séduisante, les collines à l'est forment une immense ceinture verte offrant de superbes vues sur les sommets alpins enneigés.
Le jeudi, nous faisons un bref détour au coeur d'un quartier résidentiel récent pour découvrir l'Environment Park, une initiative innovante de réhabilitation de friches urbaines (bâtiment éco-énergétique, toitures solaires et végétalisées, bassins de phytoépuration, etc.). Ce projet d'envergure semble être exemplaire. Vous pourrez le découvrir dans un prochain reportage.
Direction maintenant la plaine du Pô puis le lac de Garde par les rails, lieu de villégiature traditionnelle des Milanais et des visiteurs venus de toute l'Europe.
A suivre...
Amandine & Jérôme
19:29 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : des vies et des idées d'ailleurs, éco-habitat, vallée di suza, bardonnechia, milan, turin, environment park
28.04.2008
Le grand départ !
En ce 26 avril, que de monde à Villard Meyer !
Famille, voisins, amis… : toutes les générations étaient réunies pour le grand évènement. Le soleil lui-même tenait à souhaiter un bon départ à Jérôme et Amandine.
Conformément au programme prévu, la journée a commencé par un joyeux buffet, suivi de quelques mots improvisés des héros du jour.
Autour de 15H20, le signal du départ a été donné : les nombreux vélos qui frétillaient d’impatience ont pu s’en donner à cœur joie.
Les voitures-balais n’étaient pas en reste : cloches et klaxons se sont chargé de motiver les traînards !
Villard Meyer, le Villaret, Villar-Saint-Pancrace, Briançon, Fontchristianne, le Fort des Têtes (où nous avons même eu droit à une petite visite du chantier de rénovation de l’ouvrage de Vauban), la Vachette, le Rosier, Val-des-Prés, jusqu’à la fin de l’étape, au lieu de bivouac, entre Plampinet et Névache, dans la Vallée de la Clarée.
A la sortie de la Vachette...
Pas d’incident majeur à déplorer sur les 30 kilomètres de parcours tout terrain, qui ont permis de confirmer qu’Amandine et Jérôme géraient à merveille leur monture et leur harnachement (pour chacun : deux sacoches de 40L à l’arrière, deux sacoches de 25L à l’avant, une sacoche de 7L devant le guidon, et même un trépied astucieusement bricolé pour l’appareil photo devant le vélo d’Amandine) !
L’arrivée des cyclistes au campement s’est faite autour de 19H30 et a marqué le commencement du barbecue festif autour des feux de camps. Après une nuit à la fraîche, il était temps de reprendre la route en fin de matinée : retour à bon port pour la plupart, une demi-douzaine de kilomètres supplémentaires (en direction de Bardonecchia, à la frontière italienne) avec Amandine et Jérôme pour quelques autres.
Première étape prévue : l'Environment Parc à Turin puis la construction de maisons en paille en Vénitie…
A bientôt !
15:15 Publié dans Carnets de route | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : des vies et des idées d'ailleurs, éco-habitat, hautes-alpes, vélo, tour du monde, saint-martin-de-queyrières, briançon






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